mercredi 22 février 2017

Quand tu délire.

À mon réveil, une question perturbante s'est incrustée dans mon esprit: et si mes dessins ne voulaient pas être dessinés ?

Ils me detèsteraient tels des frankensteins crayonnés attendant un moment d'inattention de ma part pour s'estomper.

Certains se rebelleraient au moment même de leurs naissances. Dés que je poserais le crayon, je voudrais faire un trait à gauche, ma main irait à droite, je dessinerais comme quand aprés une cuite au wisky, je tente de pisser droit dans le trou des chiottes de depuis le couloir.

Pour s'enfuir, d'autre se colleraient à mon auriculaire droit mais se retrouveraient éclatés au prochain coup de crayon.

Avant même leur conception, des dessins changeraient de forme et de couleur dans ma tête comme dans ces rêves où je discute avec ma cousine et aprés un moment d'inattention, elle se change en grand-pére sans visage... Et je continue de discuter une bonne heure avant de trouver ça bizarre...

A moins qu'au final, ils ne préfèrent tout simplement me quitter pour appartenir à quelqu'un d'autre... Ils se vendraient tout seuls... Et mais c'est bien ça en fait !

mardi 21 février 2017

Quand tu veux apprendre.

Vous-avez déjà ouvert un livre d'apprentissage au dessin ?

Pour ceux qui n'avaient pas dessiné avant et dont la réponse et oui, je suis curieux de voir ce que vous en avez pondu...

Loin de me foutre de ceux qui veulent apprendre à dessiner, c'est surtout les méthodes qui me surprennent.

Certains ouvrages spécialisés sont vraiment bien fait (seuls les initiés savent oú les trouver) mais pour l'ensemble des livres du genre "Le dessin pour les ratés", "Dessin Master: matrîse tous les outils" ou "Les techniques secrètes des plus grand artistes de mon cul en steack", de nombreux auteurs prennent leur lectorat pour des cons...

Un tutorial en 6 étapes vous montre comment dessiner le penseur de Rodin:

1) Dessiner une série de cercles pour définir les volumes anatomiques de bases: tête, épaules, torse... (oui, il faut déjà avoir ces bases)
2) Préciser ces volumes en reliant les cercles par des tubes: cou, bras, jambes...
3) Affiner le volume général
4) Mettre du détail: les yeux, les doigts... (les doigt... Le cauchemar...)
5) Mettre les ombres (un brouillon avec des ombres... super...)
6) C'est terminé. (le bordel ressemble à une photo !)

Tu fais tout pareil, t'as une grosse tâche en forme de montroplante déshydraté.

Mais surtout, t'as l'impression qu'il manque 50 étapes entre la 5 et la 6... Genre tu commence un trail de 10km et d'un coup, tu te prends 130km dans la tronche...

C'est quoi l'arnarque ?

L'arnaque c'est que pour savoir dessiner, rien ne vaut l'obervation et la pratique et ça, ça s'acquiert pas dans les livres.

Au boulot !

dimanche 19 février 2017

Quand tu croise un fan.

Quand les gens me trouve doué en dessin, ils pensent tous que c'est simple pour moi, ce qui pousse certain à croire que je vais donc leur pondre un Michel-Ange pendant ma pause déjeunêr au café du coin. Pour eux le processus de création n'existe pas, je touche la feuille, un dessin apparaît.
Je possède le doigt créateur... je suis dieu !

Le kiff !

J'éffleure une touche de piano, hop ! Une symphonie à 60 cuivres ! Je plante un doigt dans la terre, une arbre pousse, je touche une femme, elle tombe enceinte... je devrais porter des gants.

Mais c'est une vision commune à tous les métiers artistiques.

J'ai un ami humoriste connu, quand un fan le croise dans la rue, il a droit à des:
- Fais-moi rire! Lache un sketch !
- En fait, un sketch, ça s'écrit avant.
- Ouais ben zyva, écrit un sketch.
- Non, mais ça demande du temps d'écrire.
- T'as le temps frére. Il te faut combien, dix minutes, tranquille ?
- Un peu plus quand même.
- Disons quinze alors ?
- Beaucoup plus en fait.
- 1h ?
- Plus...
- Plus d'une heure ? T'es pas humoriste du tout... pffff mytho !

La dure vie d'un artiste doué.

A la limite, quand t'es pas trés bon, tu auras des "Ouais, c'est cool" à comprendre comme "Putain, c'est vraiment de la merde, mais vu qu'il est suceptible comme tout artiste, je vais employé un euphémisme amicale en éspérant tout de même qu'il perçoive le message sous-jacent afin de faire mieux la fois prochaine et donc m'éviter de nouveau ce malaise qui me pousse à mentir...". Quoique c'est pas mieux en fait.

Bref, je dessine pour moi.

Quand tu peux mieux faire.

Hier, j'ai jeté un dessin...
Ouais, je sais, Il paraît que ça ne se fait pas. Mais la preuve est que si !

Quand un dessin est raté, pourquoi le conserver ?

- S'il te plaît gardes-moi !
- Tu es ratè.
- Alors tu me jettes parce que je suis moche ?
- Oui.
- C'est toi qui m'a crée, tu es un peu comme mon dieu. Je suis donc fait à ton image. J'en déduis donc que tu te trouve moche. Te suiciderais-tu parce que t'es moche ?
- Hein ? Non ! Et puis c'est quoi ce dessin qui me psychanalyse...

Il ne servira à rien... trop moche pour être dans un book. Je me vois déjà essayer me vendre avec:

- Vous êtes sûr que c'est bien votre dessin Estefan ?
- Oui, C'est bien de moi. Bah, je sais, j'étais un peu fatigué ce jour là...
- Ouf ! Vous me rassurez, je pensais que vous n'aviez pas vu que c'est vraiment de la merde...
- ... !

Quel suplice d'avoir un dessin accroché ou posé sur une table qui me rapelle à quel point je peux être mauvais. C'est comme si je gardais un sachet d'ordures déguelasses mais comme c'est moi qui l'ai créé, je vais le garder hein ! C'est mon enfant...

Et ben oui ! J'ai jeté un dessin et j'en suis fièr.

J'en entends déjà me dire: "Toi tu l'aimes pas, mais peut-être que quelqu'un l'aimeras". Bien sûr, c'est sûrment grâce à cette adage que des enfants grandissent sans parents...

Enfin, bon c'est pas un crime quoi, j'ai le droit de faire ce que je veux de mes dessins !

Mais je ne supporte pas non plus que quelqu'un me demande de recommencer un dessin, je suis obligé de le jeter après... fais chier !

samedi 18 février 2017

Quand tu cherche une idée.

Pour trouver l'inspiration, j'ai une astuce: tout d'abord, je regarde ce qui m'entourent et je cherche 2 objets qui attirent mon attention: une lampe et un chat... Ça compte pas, il est tout le temps là lui... Non, une lampe et un paquet de biscuit...

Puis je fais des mélanges.

Ok, alors, c'est des biscuits, quand tu les croque, ils sont tellement puissant en goût qu'ils s'illuminent. Ça ferait une bonne pub tient !

Du coup, si le petit poucet les avait eu sur lui, il aurait pu retrouvé son chemin même la nuit. Mais si en chemin, il en mange et il chie dans la forêt, ses crottes éclairent aussi et il peut se perdre à nouveau...

Bon, c'est crade...

Sinon, c'est une lampe qui mange des biscuits avec son faisceau lumineux. Elle adore quand on l'allume parce qu'elle peut manger. Mais si tu ne fais pas attention quand tu l'allume, elle te dévore la main et aspire ton sang...

Bon, c'est crade..

A moins que, c'est une lampe qui tombe amoureuse d'un paquet de biscuits. Ils se lancent tous les deux dans un petit jeu de séduction et plus elle l'aime, plus son ampoule éclaire fort. Elle aime de plus en plus fort et son ampoule chauffe au point de faire fondre l'emballage plastique qui dégouline sur les petits biscuits et les collent dans une glu verdâtre brûlante  et des cris d'agonis sordides...

Bon, c'est crade...

Quand j'ai des idées crades comme ça, j’éteins ma lampe à dessin et je vais manger mes biscuits devant la télé.

vendredi 17 février 2017

Quand tu angoisse.

"Je veux dessiner... J'ai pas d'idée... Faudrait que j'essaie quand même... Suffit de poser son crayon sur la feuille et ça vient tout seul... Pourquoi ça vient pas ?"
Parce que l'angoisse de la feuille blanche s'amplifie avec l'envi de faire du "beau".

Pour ma part, j'ai franchi un palier, j'ai l'angoisse de la dernière page blanche de carnet.

Le dénouement d'un voyage artistique, la clôture d'un ouvrage visuel unique bref la dernière image.
Je suis partagé entre l'envi de faire un dessin pourri juste pour terminer le carnet ou faire une œuvre de ouf pour finir en beauté mais qui va sûrement finir au fond d'une armoire à fricoter avec une vielle araignée.

Je préfèrerais quand même faire un bon truc.

Imaginez-vous regarder un film romantique super cool avec Tom Hanks et Scarlett Johansson (oui, c'est possible...) et d'un coup, en image de fin, vous avez une masse informe qui bave des poils de cul sauvages couleur rose fluo en criant "Maman, je veux manger tonton... Steuplééééééé...".
C'est bizarre hein !

Ben voilà pourquoi je veux faire un dernier "beau"dessin, pour finir sur une bonne impression.

Mais toujours pas d'idée...
Enfin si une...

J'ai arraché la dernière page blanche ce qui veut dire que techniquement mon carnet est achevé !

jeudi 16 février 2017

Quand tu veux tout faire tout seul.

Quand j'étais plus jeune, ça me faisait toujours le même effet de regarder la vidéo d'un nouveau matériel: WA !!! Comment je dessinerais trop bien avec le nouveau Pentel Pocket Pen en plume de pattes de babouk !!! Je veux !!!

Mais une fois entre mes doigts, il me paraissait moins impressionnant...
Un tube en plastique avec des poils au bout... J'aurais plus vite fait de le faire moi même comme les grands peintres italiens qui fabriquaient leur pinceaux, écraser des pigments pour composer leur gamme de couleurs.

Moi aussi je peux faire ça !

Un pinceau en poils de mon chat, ou en plumes de pigeon, celles du pigeon punk qui a fait de ma terrasse ses latrines personnelles.

J'utiliserais du café en guise d'encre, un arabica classique, bon marché... si c'est pour que mon DIY soit plus cher que d'aller acheter neuf, où est l'intéret ? La satisfaction de la réussite personnel ? L'écologie ?
À vrai dire, je pense pas à tout ça quand je dessine.

Je me composerais une gamme primaire:
- curcuma pour le jaune
- pitaya sanguin pour le rouge
- feuille de mouroum pour le vert, le bleu étant difficile à trouver dans la nature locale
- charbon pour un noir trés noir (abus de language ridicule dont seul les peintres peuvent en saisir la nuance)

Et je peindrais des fresques gigantesques qui dégageront une odeur de cérémonie tamoule...

A essayer mais pour le moment, pour aller plus vite, je vais rester au Pentel en fait.