jeudi 10 mai 2018

Et si je reprenais "sèrieusement" le sport

Le sport est bon pour la santé, un adage bien connu.

Pour ma part, ça fait un moment que je n'ai pas pratiquer cette activité au sérieux c'est à dire régulièrement.
J'en fait de temps en temps mais la santé c'est tout le temps, pas une fois par semaine.

Et puis c'est quoi la santé ? Une sensation, un état d'esprit ?
Pour ma part, c'est un peu des 3 et depuis quelques jours j'ai la sensation d'être mou...

Passer de la jambe derrière la tête à ne plus pouvoir toucher ses pieds. Quelle évolution !!! WAW !!!
La seule image qui me vient est celle d'un chewing gum au soleil...

Quand t'as fait du sport pendant une bonne période et que tu désires reprendre, il existe Ze piège de ouf à éviter... se convaincre que l'on a pas tant perdu...

"Wé ! Je vais reprendre mes compétences au top en un rien de temps... tient, c'est bizarre, j'arrive plus à faire de pompe... pourquoi je transpire comme ça ? Pourquoi mon bras tremble ??? POURQUOI JE TIENS PAS PLUS DE 5 MINUTES ?????"

Parce qu'il y a toujours un détail qui échappe: le temps !

Mais oui, encore lui. L'arbitre de la vie. Qui passé sur mes cellules durant quasiment 6 ans comme une goutte d'eau sur du fer.

Je reprends doucement mais sûrement. Petit effort après effort histoire de vivre l'instant comme un moment de détente et de plaisir et non une torture.

Et c'est la que le choix de la méthode d'activité physique arrive. Entre levée de poid, entrainement de spatiate, cross-fit, yoga, le choix des pratiques large et les essayer toutes n'est pas à ma portée.

Pour ma part, il y a 2 activités dont la philosophie m'a plu: le yoga et le Movement de Ido Portal.
Les 2 méthodes sont en grande partie axées sur l'équilibre, la force et les mouvements naturels du corps humain.

J'ai testé le premier, un vrai coup de coeur... et un coup au corps également.
La deuxième, je vais voir. Quand j'ai vu le mec qui l'a inventé, je me suis dis que mes muscles doivent développer leur propres muscles avant de m'y mettre.

Reprendre c'est aussi reprendre un rythme sain.

Alors bonne nuit !

mardi 8 mai 2018

Et je si m'activais

Calendrier...
Agenda...
Planning...
Bullet journal...
To do list...
Post-it...

A quoi bon si la motivation n'y est pas...

Cette semaine, j'ai eu comme la sensation de "perdre mon temps"... puis je me suis posé cette question des plus importantes: ça veut dire quoi "perdre son temps" en y réfléchissant bien ?

- Peut-on vraiment perdre du temps et donc par réciprocité, peut-on en gagner ?
- Le temps est-il une ressource utilisable ? Que l'on peut prêter, vendre, échanger ?
- Si je possède réellement du temps, que signifie en "perdre" ?

Pour être totalement honnête, j'ai la forte sensation de "gaspiller", en terme plus approprié, une quantité importante de temps essentiellement lorsque je me laisse aller à "zappissimer" sur Youtube.

Au départ, j'y vais dans un but réellement précis et important en tapant des recherches tels que "tuto faire des cookies au chocolat", "apprendre le piano", "Gozilla VS Iron Unicorn"...

Et je ne sais pourquoi, au bout de quoi... 3 heures; je me retrouve à regarder des mecs écraser des pièces de 20 cents à la presse hydraulique, des balles transpercer des poires à 20 000 images par secondes ou des couteaux chauffés au chalumeau qui couper des IPhones... bref, de la grande culture.

- Estefan ?
- Hmmm?
- Je suis ta culpabilité. Le temps m'envoie te rappeler qu'il est l'heure de dormir.
- Déjà ?
- A vrai dire, celà fait 2 heures que je tente de te ranimer...
- Faut pas exagérer. J'étais pas mort non plus.
- Un personne qui ne bouge pas pendant des heures, le regard livide sans aucune réaction aux éléments extérieures; t'appelles ça comment toi ?
- Un ado...
- ... Mais t'es pas ado !!! Tu perds du temps précieux !!!

Alors, vu que l'on ne peut "perdre" du temps car le temps n'est pas une matière physique; que signifie "perdre" dans ce cas précis...

Je le disais plus haut, je parle plutôt de "gaspi". Car à mon sens, c'est plutôt du temps mal utilisé. Du temps qui aurait mieux servi à des activités plus enrichissantes... apprendre, créer et prendre soin de soi...

Et vous, vous le perdez comment votre temps ?


mardi 13 février 2018

Et si je lâche prise

Si il y a bien une discipline dans laquelle le lâcher prise est essentiel, c'est bien en improvisation théâtrale.

J'ai découvert cette facette de l'art scénique il y a maintenant 8 ans. Elle m'a frappé au visage non pas comme un feu d'artifice éblouit le regard mais plus comme une évidence. Comme la pièce manquante d'un puzzle.

Je me suis rendu rapidement compte que lâcher prise dans le jeu est important mais qu'il pouvait au premier abord également me faire peur.

Imaginerz un instant, un petit oiseau vivant dans une petite cage, qui n'a jamais piaillé une seule fois de sa vie, voir sa cage tout d'un coup disparaître. Il commence par tomber mais réalise assez rapidement qu'il sait voler et se met alors à gesticuler dans toutes les directions jusqu'à en perdre le souffle et la notion des réalités puis soudainement tomber d'un coup au sol.

C'est ce que j'ai ressenti à mon premier cours d'impro.

Comme dans la plupart des disciplines que j'ai pratiquées, l'impulsion première, instinctive, me permettait de créer des scènes dont j'étais fier. Le jeu sans technique mais qui pour moi fonctionnait, la chance du débutant jugé par lui-même qui s'estime bien. Mais au fil des rencontres et des expériences scéniques, une réalité me rattrapa rapidement: je ne pouvais me passer d'apprentissage.

Le voilà le paradoxe, comment lâcher prise sur ce qui doit être appris, appliqué et donc au final, comment contrôler le lâcher prise et comment lâcher prise sur le contrôle ?

Le lâcher prise est un mode de fonctionnement mental.
De nombreux livres que j'ai lus traitent de ce sujet et le lient étroitement à la peur de l'inconnu et donc au manque d'estime personnelle. Mais une notion m'est apparue comme essentielle:

L'esprit est composé d'une partie conscience, et d'une partie inconsciente.
La première est le siège de nos pensées et la seconde nous est imperméable.
L'insconscient est le réservoir de nos pensées profondes, de nos moteurs émotionnels et de nos peurs. Nous ne pouvons le contrôler mais nous pouvons l'influencer...

Voilà le secret: ancrer dans mon inconscient l'apprentissage du lâcher prise !

En fait, de ce que j'en ai appris, l'inconscient est l'atelier de la conscience. Mes pensées sont fabriquées à partir des outils et de la matière qu'il y a dans l'atelier. Si j'y installe un bon plan de travail avec de bons outils et de la matière première de qualité, il ne reste à ma conscience qu'à trouver le bon plan et le tour est joué !
Mais si mon atelier est crade, rempli d'outils rouillés, une vielle planche pourrie, je vais peut-être arriver à quelque chose mais il me faudra d'abord:

  1. Organiser
  2. trier
  3. faire de la place
  4. ranger
  5. nettoyer
  6. équiper
  7. sécuriser
  8. tester le circuit de création
  9. tester le circuit de production
  10. contrôler le produit
Tout un programme qui demande beaucoup de temps et d'énergie... mais qui est essentiel car c'est bien l'inconscient qui est la source de notre imagination, la puissance créatrice !!!

Donner une matière première d'excellente qualité à un atelier médiocre et le résultat en sera médiocre. Par contre, donner une matière médiocre à un atelier expérimenté, il en sortira quelque chose d'intéressant.

L'expérimenté ne craint pas la contrainte. Il l'a sublime.

Vous vous demandez probablement pourquoi je parle du lâcher prise, puis du théâtre d'impro puis de l'inconscient... Tout simplement parce qu'en commençant ce blog, je m'étais mis une pression pour créer: sortir un article par jour.
Une belle contrainte mais qui par moment ne me permettait pas de m'exprimer en pleine détente.

Résultat: perte de l'envie d'écrire simplement.

J'ai donc lâché prise. J'écris ce que je veux dans l'ordre qui m'importe. Peut-être tous les jours ou pas...

Cela n'a pas  d'importance au fond.
Le plus important est de créer.


vendredi 4 août 2017

Quand tu joues devant des enfants

Aaaaahhhhh !!!! Ééééééééééhh !!!! Hiiiiiiiiiiiii !!!!

Voilà un aperçu de ce que j'ai retenu de l'ambiance du spectacle que j'ai joué devant une centaine d'enfants.

S'il y a bien une chose de drôle avec les gamins, c'est leur changement brutal d'état.
Un instant, ils sont complément joyeux puis soudainement il se font chier pour crier comme des chiens enragés trente secondes plus tard.

Cela m'a donné l'impression d'avoir comme public une page de pub...

- Toi aussi achètes le Trifazer X. Rejoins-nous sur Nerf.re !
- Ouais !
- Avec l'armée de Terre, roules toi dans la boue.
- Beurk !
- Le nouveau  Mac Wasps au bon goût de guêpes frites !
- Hmm !! Miam !!!!
Leur durée de concentration également est assez impressionante: environ 15 minutes maximum.
Le découvrir en cours de spectacle est vraiment déconcertant... voir la moitié de son public partir au tier de la prestation est assez troublant.

Ils ont dût me prendre pour une projection au cinéma, genre je les voyais pas se casser sous mes yeux... bandes d'ingrats !

Mais heureusement, les enfants ont aussi cette capacité incroyable de s'amuser de tout !
Je leur chanter une chanson sur la nourriture qui avait pour parole : "Qui veut être mangé ?"
Les trois quarts de la salle ont levé la main, certain ont même voulu monter sur scène.

- Si je te mange, tu meurs. Tu as compris ça ?
- Oui monsieur. Mais c'est pas grave parce que si je suis mort. Hé ben aprés j'appuie sur "start" et je revis encore.

Game Over.

dimanche 30 juillet 2017

Quand tu oublies ton blog

Developper une habitude demande du temps.

D'aprés certains spécialistes, il faut trois mois en moyenne. D'autres prétendent quand un mois, il est possible d'encrer des automatismes dans l'esprit.

Bien évidemment, l'action doit être quotidienne...

Un peu comme une plante qu'on arrose tous les jours et qui pousse doucement mais sûrement.

Donc actuellement mon blog est une sorte de plante crevée qui n'attend qu'une chose: de l'eau !!!

Je reprends donc l'arrosoir de mon imagination pour hydrater cette terre de littérature aride.

Content d'être de retour pour ceux qui me suivent et bienvenue aux nouvelles âmes perdues du web.

dimanche 28 mai 2017

Quand tu ne fêtes pas les mamans.

J'avais pas trop envi de faire un article intime mais j'en avais assez de dire que je suis orphelin de ma mère.

Mais aprés mûre réflexion, je me suis dis que ça peut être instructif et intéressant de parler en ce beau jour de fête des mères de ma mère disparue et ce que j'en ai appris.

Bon, le mélodrame c'est pas mon truc... Je penses que vous avez dû vous en rendre compte.

A mes 7 ans, ma mère a été emporté par la une leucémie transmettant mon éducation et celle de ma petite soeur à sa mère.

26 ans plus tard et malgré l'action trés sélective de ma mémoire, je garde de très bons souvenirs des moments passés en sa présence.

Bien que les derniers de mes souvenirs la présentent sur son lit d'hôpital, ce ne sont pas ceux qui me reviennent le plus naturellement.
J'ai gardé d'elle l'image d'une grande belle femme, très gentille mais qui savait sévire lorsque cela était necessaire.

Je la revois faire la sieste dans le canapé du salon, et moi toujours avec mes feuilles et mes crayons à essayé de la dessiner.

Je me souviens des moments passés dans la cuisine à faire à manger en nous apprenant à bien prononcer les pluriels "des oeufs", "des chevaux".

Un jour, je l'observais se maquiller devant le mirroir de la salle de bain. Elle mettait un rouge à lèvres très rouge et je me demandais pourquoi elle faisait ça.

Avec le recul, je me dis que 7 ans c'est peu et que mes souvenirs ne sont pas très nombreux mais je n'ai pas ressenti son absence comme un vide impossible à combler, la présence de ma grand-mère aidant en partie. Certain trouve ça faux, incroyable, impossible et pourant. J'ai juste l'impression qu'elle m'a donnée la base au bon moment pour que je deviennes l'homme que je suis.

J'ai tout de même gardé un respect pour sa mémoire et ce qu'elle représente ce qui m'a causé pas mal de problème dans l'adolescence. Je me rapelle m'être battut au collège parce qu'un mek m'avait traité de fils de pute. Le sujet était sensible... Je me disais que ceux qui ne respectait pas sa mémoire ne me respectait pas: "Tu as encore la tiennes toi !"

Je m'énervais dés que je voyais un jeune traiter ses parents comme de la merde m'offusquant de les voir cracher sur la chance qu'ils avaient: un soutien, une aide, un cadre affectif et aimant. J'avais un besoin de référence et le peu que j'avais était plus précieux que tout.

Aujourd'hui, je me dis que de toutes façons, ces jeunes n'avait rien fait de particulièrement mal. On ne réalise pas tous les chances dont nous profitons au quotidien et chacun doit apprendre par ses propres moyens, parents comme enfants.

Et en ce jour de fête des mères, je me disait que je devais en parler un peu, pour honorer sa mémoire et rappeller à vous qui lisez que le plus important avec ses parents, c'est de les rencontrer réellement. Dans leur faiblesse et dans leur forces. D'apprendre à connaître quels enfants ils étaient, quels adolescents, quels adultes.

Que le récit de leurs vies serve de leçons pour la votre et vous permette de vous découvrir vous même finalement.

Certes en ce jour de fête des mères il est important de dire "Je t'aime maman" mais il est encore plus de demander "Maman, qui es-tu ? Racontes moi ta vie."

dimanche 21 mai 2017

Quand tu rentres de vacances

Fiou !!! 3 semaines c'est court en fait !

Surtout quand je vois la masse de travail qui m'attendait en reprenant le taff...

J'aurais bien pris une semaine supplémentaire.

Reprendre après une période d'inactivité me donne la sensation de faire du saut en longueur et les vacances seraient l'élan avant le saut.

Normalement je devrais être au starting block, me préparer mentalement, attendre le coup de feu, courir, faire les 2 bonds puis sauter le plus loin possible.

Hé bien cette fois-ci, j'ai la sensation d'avoir été téléporté en plein milieu du second bond...

J'ai juste le temps de réagir et de faire appel à ma mémoire corporelle... Je l'ai déjà fait auparavant. Il n'y aucune raison de se rater...

Mais le petit stresse ne vient pas de la précipitation du moment... Il vient du manque du starting block. Ce court moment, seul face à la ligne. Cette instant de respiration apaisante oú le doute n'existe pas.

Là, je suis plutôt comme un cabris afolé qui a sauté la barriére et entend le berger le courser avec un fusil. Béééééé !!!

La seule solution, étirer le temps qui me sépare de cette furtive apesanteur avant le choc du premier pied au sol pour retrouver cet état de confiance inébranlable.

Bam !

Je saute...

Au boulot !