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dimanche 21 mai 2017

Quand tu rentres de vacances

Fiou !!! 3 semaines c'est court en fait !

Surtout quand je vois la masse de travail qui m'attendait en reprenant le taff...

J'aurais bien pris une semaine supplémentaire.

Reprendre après une période d'inactivité me donne la sensation de faire du saut en longueur et les vacances seraient l'élan avant le saut.

Normalement je devrais être au starting block, me préparer mentalement, attendre le coup de feu, courir, faire les 2 bonds puis sauter le plus loin possible.

Hé bien cette fois-ci, j'ai la sensation d'avoir été téléporté en plein milieu du second bond...

J'ai juste le temps de réagir et de faire appel à ma mémoire corporelle... Je l'ai déjà fait auparavant. Il n'y aucune raison de se rater...

Mais le petit stresse ne vient pas de la précipitation du moment... Il vient du manque du starting block. Ce court moment, seul face à la ligne. Cette instant de respiration apaisante oú le doute n'existe pas.

Là, je suis plutôt comme un cabris afolé qui a sauté la barriére et entend le berger le courser avec un fusil. Béééééé !!!

La seule solution, étirer le temps qui me sépare de cette furtive apesanteur avant le choc du premier pied au sol pour retrouver cet état de confiance inébranlable.

Bam !

Je saute...

Au boulot !

dimanche 12 mars 2017

Quand tu bois trop de café

Le matin au petit déj, je bois toujours un petit café. Je le bois bien corsé parceque c'est comme ça que je l'aime. C'est comme ça que je l'ai toujours bu.

La première que j'ai bu du café c'était avec mon pépé. Il avait une habitude très étrange, il mettait environ 6 cuilléres de sucre dans une petite tasse de café hyper noir. Il aurait pu retourner sa tasse qu'aucune gouttes n'aurait tombait. Et c'est un peu grâce à lui que j'aime le café. Cette odeur particulière qui m'impregne le nez le matin est indispensable depuis.

Cette petite tasse du matin me donne comme un petit coup de fouet, je me sens réellement reveillé.

Et de temps en temps, j'en bois un petit aprés le repas du midi pour la digestion. Ceci étant, j'en bois rarement plus de deux par jour.

Et tous les cafés corsés ne se valent pas.
J'ai pour habitude de boire du café coulé classique, et de temps à autre, une dosette me convient trés bien. Mais cette semaine, en manque de dosettes, je décide de tester le café soluble d'un collègue...

Ce qu'il faut savoir avec le café soluble, c'est que son dosage est sensible. Mon collègue me conseille de dosser une cuillère et demi à café pour une tasse... Nikel ! Un café bien fort !

Très fort. Trop fort...

J'interroge mon collègue qui me confirme bien la dose mais pour une tasse de 40cl au moins. J'aurais du faire comme grand père, retourner tasse pour voir si le café tombe...

J'ai travaillé tout l'après-midi à suer comme un cheval, le coeur palpitant en hyperactivité de ouf ! Et contrairement ce que je pensais, je n'ai pas travaillé plus vite ni effectué plus de tâches. En fait, j'étais comme dans un autre espace temps dans lequel mon corps s'agitait plus vite qu'à la normal mais que mon esprit évoluait au ralenti.

Ca m'a rappelé qu'un de mes anciens patrons pouvait boire jusqu'à douze cafés par jours, et j'ai compris pourquoi je n'avais pas la sensation de le trouver plus efficace qu'un autre.

Alors, juste un café s'il vous plaît.

samedi 11 mars 2017

Qaund tu ne comprends rien

- Je t'explique. Une fois que le oyfabvru efh eith, il cezlkjhgzjh zlhehg zrg tu vois.
- Ben je vois pas vraiment.
- Ok. Bon en fait le lihjh lihlihlkj dfqsmoiaoidi moi maoueumae oui ?
- Non. Je suis désolé mais je comprend toujours rien.
- Qu'est-ce que tu comprends pas ?
- C'est quoi un lihjh et un oyfabvru ?
- Ben ce sont des mloiumpouau !
- Et c'est quoi mloiumpouau ?
- Je t'ai déjà expliqué ! Bon, laisses tomber. Tu veux rien comprendre...

Ca, c'est moi qui essai de comprendre une copine qui m'explique son métier en laboratoire d'analyse.

Essayer de comprendre une personne qui ne s'exprime pas clairement c'est comme essayer de jouer ensemble au même jeu mais avec des règles différentes sans que l'un des deux n'ai averti l'autre.

Genre, je suis face à plateau de jeu de dames. Je déplace un pion blanc et le joueur d'en face prend son pion et l'empile sur le mien.
- C'est pas comme ça qu'on joue.
- Si c'est comme ça ! C'est pas à moi que tu vas apprendre les règles du jeu.
- Ok. Explique moi les règles que tu connais alors.
- On empile l'un après l'autre ses pions.
- Mais pourquoi on empile les pions.
- Ben pour gagner.
- C'est tout ? Mais comment on gagne alors ?
- T'as pas fini avec tes "Pourquoi ? Mais comment ?"
- Si je veux comprendre, faut bien que je demande.
- Parce que là, tu comprends pas là ?
- A vrai dire... non.
- Ben on empile les pions et le premier qui fait tomber la pile perd.
- Ben tu m'as dit que tu voulais jouer aux dames ?
- Ben j'ai changé d'avis.
- T'aurais pu prévenir.
- Me dis pas que t'as pas compris qu'on jouaient pas aux dames quand j'ai empilé le pion...

Vous imaginez le temps perdu inutilement à demander des explications et informations complémentaires pour en arriver à "en fait c'est ça !" alors qu'il suffi d'appeler un chat, un chat.

Du coup, j'ai trouvé une astuce avec ces personnes: Je joues au con qui veut comprendre.
Ca donne de sacrés dialogues de sourds hyper drôle !

Ca me rapelle un accord toltéque: Que votre parole soit impécable. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_Ruiz)

dimanche 26 février 2017

Quand t'as honte

Hier soir, j'ai joué un match d'impro et pour la premiére fois en 7 ans, j'ai vraiment eu honte...

Lors d'une impro, je jouais un gay ou plutôt la caricature d'un gay avec tout ce qu'il ne faut pas faire: le déhanché hyper exagéré, la voix fluette sexualisée à l'extrême, la fofolle quoi... Au point d'en oublier qu'un gay est avant tout un homme.

Mais le vrai moment de gêne fut quand je me suis mis en caleçon pour suivre mes partenaires d'impro. Non pas que me désaper me dérange (vous voulez me voir à poils ? Hein ?), mais à ce moment précis, je me suis vraiment demandé "Pourquoi?"... "Qu'est-ce que je suis en train de faire ?"

D'ordinaire, en théâtre, j'assume les propositions de jeu, encore plus en impro. Mais là, j'assumais pas. J'étais dans la patinoire, le pantalon au pied pour suivre une proposition que je ne comprenais pas vraiment...

Ça me donner cette impression:
X: - Bon les gars, j'ai mon parachute. A tout à l'heuuuuuuurreee...
Y: - Moi aussi je saute alors ? Bon ben j'arriiiiiiiiivvvvvveee...
Moi: - Bon... Ben... Je saute aussi alooooooorrrrrssss.
...
Heu... Pourquoi je kiff pas ?... Hé mais je tombe c'est vrai ! Mon parachute... Il s'ouvre pas ?... Putain, c'est ma ceinture ! Ahhh !!!

Trop tard... Ce qui est fait est fait. Et quand le public voit ce qui se passe, il faut jouer avec, l'intégrer à l'histoire pour que tout reste cohérent.

À la sortie de l'impro, je me suis senti dans l'obligation de m'excuser implicitement auprés de mon pote gay de l'image que j'ai renvoyé d'eux... double honte...

Note pour plus tard: sortir de l'impro quand je ne peux plus rien lui apporter.