mardi 28 mars 2017

Quand t'es indé

Ahou !

Le jour oú je me suis mis à mon compte, je me prenais pour Leonidas face à l'armée de Perse avec pour bouclier mon savoir faire. Mais comme lui, j'ai surestimé ma compétence en stratégie.

Ahou !

Je me suis d'abord essayé seul face à aux loups qui, me voyant seul, ont mainte fois tenté de me dévorer mais sans succés. J'ai brandi ma lance droit dans leurs idées reçus.

Ahou !

Rejoins pas d'autres indés, nous avancions fermement décidés à en découdre contre l'armée des déceptions professionnels.

Ahou !

Et il s'est présenté à nous: le grand Salariat.
La plupart d'entre nous le connaissais bien et il avait l'habitude de nous amadouer par nos points faible.
Il nous a bien fait comprendre que lutter serait inutil et qui vallait mieux s'agenouiller devant la puissance de sa sécurité. Nous sommes restés debout.

Ahou !

Mais un à un j'ai vu mes fréres indés tomber un à un sous les fléches de la précarité. Mais les plus vaillants sont restés debout... Pendant un certain temps...

Ahou !

Et contrairement à Leonidas, je ne suis pas mort...

Je suis indé, mais je ne suis pas seul.

lundi 27 mars 2017

Quand t'es débordé mais que tu kiff

Y a quelques semaines, je n'avais pas une seule prestation sur laquelle bosser. Et comme je suis indé, si je taff pas, je mange pas. La dure loi de la jungle des indépendant !

Quand je suis dans une longue période d'inactivité, je m'occupe en créant des projets artistiques persos histoie de développer ma créativité et entretenir ma technique.

Et au moment oú je m'y attend pas, les projets arrivent...
... En masse !

Trop, beaucoup trop... Mais c'est ce qu'il y a de beau dans tout ça, c'est qu'à un certain moment, le temps est tellement compressé que le lâcher-prise devient inévitable.

Et quand je lâche prise, j'arrive à tenir tout mes délais sans me prendre la tête sur la qualité. Mon cerveau trouve instinctivement la méthode optimale pour tout achever.

C'est dingue !

En 3 semaines, j'ai l'impression d'avoir aboutit plus d'actions qu'en 1 an. Ce n'est probablement pas vrai mais quoiqu'il en soit, ce sentiment est autosatisfaisant.

Cette confirmation d'avoir en moi plus de force et de capacité que je ne le pensais me fais me sentir plus grand.
Je dois évidemment faire certains sacrifices comme sortir moins souvent pendant une certaine période. Mais la satisfaction de participer au développement de projet qui seront plus grand que pour moi seul me fais du bien.

Faites des projets ambitieux, à défaut de les concrétiser, vous apprendrez forcément quelquechose.

dimanche 26 mars 2017

Quand tu lis des bouqins de développement personnel

"Bordel, c'est trop vrai!", "On dirait moi!", "Ah... Je comprend mieux certaines choses...".

A peu prés tous les livres de développement personnel me font penser ça. Ils sont vraiment forts...

Quand je lis un livre de ce genre, tout d'un coup je me sens débile. Pire, j'ai l'impression de me faire osculter l'esprit.

- Colonel, nous descendons dans le subconscient.
- Bien Lieutenant. Avons-nous un visuel traumatique sergent?
- RAS au radar de psychoses Colonel.
- Bien Sergent. Soyons attentif. Un subconscient qui se sent aggréssé peut avoir des réactions trés violentes.
- Colonel. J'ai un signal provenant du secteur oedipien. Les graphes présentent des pics trés élevés.
- Tâchons de ne pas réveiller l'enfant contrarié qui dort.
Krrrrshhhskkkrsshhshshs
- Colonel !!! Nous sommes attaquées. Des torpilles de déni à babord...
- Il ne manquait plus que ça. On mets les gazs toutes sur les reacteurs de prise de conscience.
- Les circuits de contrôle émotionnel ne répondent plus !
- Danm it! Détruisez- les avec des missiles de deuils !
Krrrrshhhskkkrsshhshshs
- Ça a marché colonel! La zone est redevenue calme.
- Bien joué Amiral. Nous remontons à la conscience.
Tssss.....
- Colonel. La struture de la conscience s'est solidifiée...
- C'est bon signe. Notre prochaine descente ne sera pas avant longtemps. Vous êtes en permission soldats de remise en question.

Chaque page en tournant me file une gifle. Slack !!! "Tiens, prend ça ta gueule petit naïf ! Tu croyais que ce serais facile de jouer dans ton ésprit ?"...

Mais j'en apprend énormément sur moi car mes réactions à certains propos sont des signes intéressants.

Je vous les conseilles tous.

samedi 25 mars 2017

Quand t'es pris pour un autre

- Nicolas ?
- Heu non. Moi c'est Estefan...
- Ha désolé, je t'ai pris pour un viel ami. Ben bonne journée hein !

Ça c'était ce matin. Mais c'est pas la premiére fois que ça m'arrive. Et à vrai dire, ça m'arrive réguliérement.

J'ai entendu tellement de "Hé mais tu serais pas le cousin de X" ou "Comment ça va Sébastien?", que j'en suis arrivé à plusieurs hypothéses:

1) J'ai un visage commun.
Si tel est le cas, difficile de déterminer si c'est une bonne chose ou pas. C'est comme si j'avais un 10/20...

2) J'ai de nombreux sosies.
Bon, je dois forcément ressembler à quelqu'un...

3) Je crée chez l'autre un sentiment de déjà-vu.
J'ai le super pouvoir d'incruster mon image dans l'inconscient de l'autre avant que sa conscience n'est le temps d'analyser ce que ses yeux voient. Je crée une connexion télépathique haut débit !

Mais le plus drôle, c'est que parmi mes pseudos réplicants, il y a un chanteur local...

J'ai souvent droit à "Alors Christophe ! Quand est-ce que tu sors un nouvel album  de Verzonroots?"

Et pour l'avoir rencontré, la ressemblance est assez grande.

Je devrais faire un album et demander à Christophe si les gens lui disent qu'ils aiment bien mon album...

vendredi 24 mars 2017

Quand tu perds un articles

Alors ça, c'est vraiment chiant !!!

J'écris un super article sur le fait que je me sens en paix avec moi même et que je sais pas pourquoi.
Et il fallait que l'appli bug !

Je viens de perdre 30 précieuse minutes de ma vie à écrire un texte qui ne sera jamais lu et que je ne pourrais jamais réécrire.

Comme quand je perds le fichier d'un super dessin sur Krita. Inutile d'essayer de le refaire, il ne sera jamais pareil.

Mais pour les textes c'est pire. J'écris des images métàphoriques avec l'émotion que j'ai sur l'instant... Mais là je suis plus du tout dans le même état.

Impossible de me rémorer les phrases exactes bordel !

Ça m'énerve. Je vais dormir

lundi 20 mars 2017

Quand tu t'énerves tout seul.

- Putain! Fait chier bordel de merde !!!
- Qu'est ce qui t'arrives ?
- Je sais pas, j'en ai marre !

"J'en ai marre"... En voilà une belle phrase qui ne veut rien dire.

Ou veut qui veut en dire beaucoup sur soi.

Je rates dessin par dessus dessin: j'en ai marre !
Je fais un match d'impro plein de manque d'écoute: j'en ai marre !
Je dois relancer le réglement d'une facture: j'en ai marre !

Mais il n'y rien de grave.
C'est un message à moi-même.

C'est comme l'expression d'un gros soupir. C'est un gros pet que mon esprit dégage pour lâcher le trop plein de pression psychologique.

Et il y a bien une vérité là dedans: il faut se foutre la paix à soi même des fois.

Alors oui j'en ai marre. A demain...

Quand tu change de régime alimentaire.

Il a 2 ans, j'étais végétarien. L'envie ne m'est pas venue par hasard.

J'avais fais un gros blocage à cause d'une question: Qu'est-ce qu'un être humain ?

Aprés avoir vu un documentaire sur les relations entre les maladies et les régimes alimentaires, je me suis demandé quel est le régime le mieux adapté pour notre corps.

A l'heure d'aujourd'hui, je n'en ai pas la réponse. J'ai donc voulu essayer le végétarisme.

Changer de régime c'est changer d'habitude. Et changer d'habitude c'est comme avoir un dédoublement de la personnalité:
- Trop cool ! Je n'ai pas mangé de viandes depuis 3 jours ! Je suis bien parti.
-  3 jours, c'est pas suffisamment pour estimer ta réussite.
- Ouais mais c'est pas mal.
- C'est rien. Tu peux mieux faire.
- Je sais, mais je peux être fier de moi quand même...
- Oui. Tu as raison. Oh, regarde un saucisson !
- Il est beau n'empêche. D'ailleurs, c'est pas parce que je gouterais un bout que je perdrais tous les efforts acquis. Ca ne changera pas mon objectif.
- C'est vrai. Il y a autre chose qui ne changeras pas si tu mange un bout de viande.
- Ah ouais ?
- Oui. Tu es faible...

Me fixer un changement sur une habitude ancré depuis l'enfance m'a fait réalisé à quel point mon esprit peut déployer de l'énergie pour que rien ne change.

Les premiers mois, j'avais l'impression de patoger dans des sables mouvants avec moi même sur les épaules en me traitant de pauvre merde sans force de caractére.

Puis au bout d'un certain temps, le manque de viande a disparu...

Laissant place à... Rien. Plus d'envi tout simplement.
Je voyais des morceaux de poulet, de boeuf et rien. Pas d'envi. C'était comme regarder une roche.

J'ai tenu 2 ans...

Puis j'ai repris la viande car rester équilibré dans mes repas était assez compliqué mais je ne suis jamais revenu à mon régime alimentaire d'origine. J'arrive à me passer de viande assez souvent, d'ailleurd j'en mange 2 fois par semaine environ.

Le plus intéressant dans cette expérience a été de sentir le bienfait que crée le fait d'enlever un excés à mon corps qui m'en a bien remercié.

Je ne suis ni diététicien, ni malade des régimes, ni nutritionniste mais je conseilles de remplacer la viande par une bonne poignée de légumes. Ça fait du bien.

vendredi 17 mars 2017

Quand t'es pas à la page

"Quoi ! T'as pas regardé Breaking Bad?" "Tu connais pas Game of Thrones?"

"Non..."

Et à vrai dire, j'en avais rien à foutre. J'avais jamais eu l'impression de rater quelque chose d'extraordinaire.

Mais passé un certain temps, le sentiment de ne pas être en phase s'est amplifié. Ou le ras le bol d'entendre tout le monde me rappeler combien ces séries sont géniales.

Et un jour, j'ai décidé de commencer Game Of Thrones. Erreur fatale...
Cette série est PUTAIN DE MÉGA PUISSANTE !!! Comment j'ai fait pour passer à côté tout ce temps, pour vivre sans ! (J'ai fais autre chose comme créer plein de trucs...)

Ce qu'il y a drôle quand tu rattrapes tout d'un coup, c'est que ton euphorie en retard saoûl tout ceux qui ont déjà tout vu. Pour toi, c'est génial. Pour eux, c'est genre t'es nul parceque t'es en retard mais en même il trouve ça cool mais refroidi.

Mais une série, c'est pas un film. Une série c'est court à l'épisode et long sur une saison. Mais quand chaque épisode fait 1h... Il faut entrer dans l'agenda des créneaux "Netflix".

Pour ne pas trop perdre de temps. J'ai trouvé un rithme de visionnage normal: 1 saison en 2 jours !
Ça m'évite d'oublier des éléments d'un épisode à l'autre.

D'ailleurs, t'as déjà vu Black Mirror ? Si tu l'a pas vu, sérieux, tu sais pas ce que tu rates !!!

jeudi 16 mars 2017

Kan ou ékri kréol

Dépi kansa mi ékri kréol ? Dépi mwen la swazi !

Amwen, ma la touzour vi papa ékri kréol. Pa osi marké ke la mièn mé kréol kan menm. É ma la zamé tro poz amwen la kestion koman mi té sa ékri.

KWZ, Tangol, Samlong, Lofis La Lang, tousala té parl pa mwen plis ké sa kna mi té marmay.

Sé kan parti ma Québec an 2005 ma la vréman domann amwen koman té i ekri an vréman. Ma la rod kosa té finn fé dési, kel lékritir za ésay mét an plas é akoz la zamé trap domoun.

Mé mon réfléksyon té sa pli lwen la rényon. Ma la pans kréol réyoné kom in kamarad tout bann kréol. Ké sanm tout kouzin kréol nou té konm in gran fami. Gwadloup, Martinik, Guyan, Moris, Sesel, Rodrig, Zamaik, Barbab, Bermid, Cap Ver, Haiti, ké nout tout té i partaz in menm zafér, la lang kréol ! Ké bann kréol fransé té phillipine ek bann kréol anglé.

É la ma la rodé, rodé, rodé bonpé partou si internet war koman bana té i ékri sakinn. É sak la mét amwen, sé ké na in bon pé lé dakor si zot lékri. Néna menm, sé pa menm péi, sé kaziman menm lékri.

Bé a nou ?

Akoz i trap pa. Problém la somanké lé konpliké pou konprann mé na in kestion ma la zamé giny répons sé akoz na in bon pé i vé ékri laksan ? Dépi kansa i ékri laksan in moun ? Akoz in di "li" é lot "lu" i fo batay pou ékri ?
Komsi ou té i di in parisien i ékri pa konm in marseillais akoz li na pwen menm aksan... Alé graté !

Na in lang, laksan lé verbal ! Fors tan tro ral lo bout, la kord la kasé. É la i artrap lo bout kasé, i arral ankor dési pou ki arkas !

Na in pé i di: Mi konpran pa. Lé tro konpliké !
Ma va di aou in trin: la pa bézwen ékri konpliké pou pa i konpran.

Amwen ma la swazi. In lékritir batar rant sak ma la vi anndan lé zot kréol é sak ma la lir terla.

Kan zot va désid azot, ma va swiv...

Quand tu aimes faire rire.

L'humour est héréditaire. C'est que j'ai toujours entendu. "lo sien i fé pa lo sat", "Parey Jojo mem" (Jojo, mon papa).

C'est de mon pére que me vient ce virus: aimer faire rire !

J'ai grandi en l'entendant raconter des blagues à longueur de journée au point d'en devenir chiant. Il blaguait tout le temps avec tout le monde. On entrait dans un magasin, dans un bureau, n'importe oú, une blague. Des fois ça marchait, des fois non. Mais il n'avait jamais honte et je respectais ça.

En commençant le théâtre d'impro, je me suis rendu compte que mon pére est en fait un improvisateur. Il partait toujours d'un détail sur la personne oú d'une phrase qu'elle disait pour la faire rire. Une acceptation pure et simple de ce qu'est l'autre pour créer un contact avec elle. Et quoi de mieux que de passer par l'humour.

Pour ma part, j'aime faire rire parce que le fait de voir l'autre rire me donne l'impression qu'il se sent bien. Que j'ai pu aigaillé un moment de sa journée.

Mais une part de mon égo parle aussi: j'aime faire rire et j'aime me faire rire.

Le plus flagrant c'est quand j'écris et que je me trouve drôle. Quand je me fais rire, je me surprend. C'est comme si c'était quelqu'un d'autre qui écrivait une blague pour me faire rire. "C'est vraiment moi qui a ecrit ca ?", le moment de grâce qui flatte l'égo. Quand une foule applaudit dans ma tête en faisant une holà !

Et au moment de le partager, j'ai plein de pensées contradictoires qui me traversent l'ésprit:
- je suis prétentieux à rire de mes propres blagues et ça c'est mal.
- Si ça me fait rire, ça fera forcément rire quelqu'un d'autre et ça c'est bien.
- j'ai peut-être déjà entendus cette blague et j'en ai oublié la source donc je copie sans le savoir et ça c'est mal.
- j'assumes tout ce que j'écris et ça c'est bien.

Mais au final, j'aime faire rire parce que j'aime rire !

mercredi 15 mars 2017

Quand je me livre un peu.

J'ai toujours dessiné. Mais pas que.

Je ne me souviens pas avoir commencé le dessin, il a toujours fait parti de ma vie. J'ai à peu prés dessiné de tout. Essentiellement des personnages mais aussi des animaux, des objets, des véhicules, des vêtements, des design en tout genre, des décors. Tout ce que mon esprit pouvez imaginer.

Mais en paralléle du dessin, j'ai une autre passion qui a commencé tôt mais que je ne partageais pas, l'écriture.

J'ai écris ma premiére vraie histoire à l'école, en 6éme. C'était celle d'un petit violon qui racontait la fin de sa vie parce que le petit garçon qui jouait avec lui avait était critiqué par ses camarades et qu'il a décidé de le casser. Un histoire dramatique dont je ne ferais pas la psychanalyse mais qui m'a valu mon premier et dernier 20 en cours de français.

Et depuis, j'en ai noirci des pages.

Au départ, j'écrivais pour donner un sens à mes dessins. J'en faisais des bandes dessinées inspirés de mes personnages de mangas favoris. Avec mon pote Rémi, je m'étais même amusé à dessiner la suite que j'imaginais à Dragon Ball Z avant qu'elle ne soit diffusée. C'était drôle.

Puis arrivé en seconde, j'ai voulu faire ma propre grande série de bande dessinées à la DBZ. Une histoire en 5 tomes beaucoup trop ambitieuse pour moi à l'époque mais qui m'a servi d'entrainement pour mes projets futurs.

À la sortie du lycée, j'ai voulu réalisé mon rêve de devenir animateur 2D et j'ai intégré l'Iloi. À ce moment là, j'ai un peu làché l'écriture...

...jusqu'à mon master en game design. Il fallait monter un projet de jeu vidéo et la j'ai eu comme un déblocage. Je ne sais pas exactement combien de pages j'ai écrites de mon scénario de jeu mais je pourrais y passer une vie entiére à tout developper.

Ayant mit toute mon énergie dans cette histoire, j'ai de nouveau refais une pause... De 7 ans... Plus de dessin, plus d'écriture. À la place, de la photo, de la vidéo et du théâtre d'impro. D'ailleurs, c'est intéressant de voir comment l'énergie artistique est cyclique.

Puis il y a 2 ans, retrouvant Rodolphe, mon super pote de formation de jeu vidéo, je le rejoins dans un projet de BD, Tango. Je me remets à ecrire et à dessiner et là j'ai un nouveau déclic !

Je m'apperçois que finalement, que ça soit dans l'écriture, le dessin, la vidéo ou le théâtre, au fond, ce que j'aime, c'est simplement raconter des histoires.

dimanche 12 mars 2017

Quand tu bois trop de café

Le matin au petit déj, je bois toujours un petit café. Je le bois bien corsé parceque c'est comme ça que je l'aime. C'est comme ça que je l'ai toujours bu.

La première que j'ai bu du café c'était avec mon pépé. Il avait une habitude très étrange, il mettait environ 6 cuilléres de sucre dans une petite tasse de café hyper noir. Il aurait pu retourner sa tasse qu'aucune gouttes n'aurait tombait. Et c'est un peu grâce à lui que j'aime le café. Cette odeur particulière qui m'impregne le nez le matin est indispensable depuis.

Cette petite tasse du matin me donne comme un petit coup de fouet, je me sens réellement reveillé.

Et de temps en temps, j'en bois un petit aprés le repas du midi pour la digestion. Ceci étant, j'en bois rarement plus de deux par jour.

Et tous les cafés corsés ne se valent pas.
J'ai pour habitude de boire du café coulé classique, et de temps à autre, une dosette me convient trés bien. Mais cette semaine, en manque de dosettes, je décide de tester le café soluble d'un collègue...

Ce qu'il faut savoir avec le café soluble, c'est que son dosage est sensible. Mon collègue me conseille de dosser une cuillère et demi à café pour une tasse... Nikel ! Un café bien fort !

Très fort. Trop fort...

J'interroge mon collègue qui me confirme bien la dose mais pour une tasse de 40cl au moins. J'aurais du faire comme grand père, retourner tasse pour voir si le café tombe...

J'ai travaillé tout l'après-midi à suer comme un cheval, le coeur palpitant en hyperactivité de ouf ! Et contrairement ce que je pensais, je n'ai pas travaillé plus vite ni effectué plus de tâches. En fait, j'étais comme dans un autre espace temps dans lequel mon corps s'agitait plus vite qu'à la normal mais que mon esprit évoluait au ralenti.

Ca m'a rappelé qu'un de mes anciens patrons pouvait boire jusqu'à douze cafés par jours, et j'ai compris pourquoi je n'avais pas la sensation de le trouver plus efficace qu'un autre.

Alors, juste un café s'il vous plaît.

samedi 11 mars 2017

Qaund tu ne comprends rien

- Je t'explique. Une fois que le oyfabvru efh eith, il cezlkjhgzjh zlhehg zrg tu vois.
- Ben je vois pas vraiment.
- Ok. Bon en fait le lihjh lihlihlkj dfqsmoiaoidi moi maoueumae oui ?
- Non. Je suis désolé mais je comprend toujours rien.
- Qu'est-ce que tu comprends pas ?
- C'est quoi un lihjh et un oyfabvru ?
- Ben ce sont des mloiumpouau !
- Et c'est quoi mloiumpouau ?
- Je t'ai déjà expliqué ! Bon, laisses tomber. Tu veux rien comprendre...

Ca, c'est moi qui essai de comprendre une copine qui m'explique son métier en laboratoire d'analyse.

Essayer de comprendre une personne qui ne s'exprime pas clairement c'est comme essayer de jouer ensemble au même jeu mais avec des règles différentes sans que l'un des deux n'ai averti l'autre.

Genre, je suis face à plateau de jeu de dames. Je déplace un pion blanc et le joueur d'en face prend son pion et l'empile sur le mien.
- C'est pas comme ça qu'on joue.
- Si c'est comme ça ! C'est pas à moi que tu vas apprendre les règles du jeu.
- Ok. Explique moi les règles que tu connais alors.
- On empile l'un après l'autre ses pions.
- Mais pourquoi on empile les pions.
- Ben pour gagner.
- C'est tout ? Mais comment on gagne alors ?
- T'as pas fini avec tes "Pourquoi ? Mais comment ?"
- Si je veux comprendre, faut bien que je demande.
- Parce que là, tu comprends pas là ?
- A vrai dire... non.
- Ben on empile les pions et le premier qui fait tomber la pile perd.
- Ben tu m'as dit que tu voulais jouer aux dames ?
- Ben j'ai changé d'avis.
- T'aurais pu prévenir.
- Me dis pas que t'as pas compris qu'on jouaient pas aux dames quand j'ai empilé le pion...

Vous imaginez le temps perdu inutilement à demander des explications et informations complémentaires pour en arriver à "en fait c'est ça !" alors qu'il suffi d'appeler un chat, un chat.

Du coup, j'ai trouvé une astuce avec ces personnes: Je joues au con qui veut comprendre.
Ca donne de sacrés dialogues de sourds hyper drôle !

Ca me rapelle un accord toltéque: Que votre parole soit impécable. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Miguel_Ruiz)

Quand tu travailles dans l'ombre

Il m'est arrivé de travailler en post-production sur certains projets audiovisuels.
C'est là que j'ai découvert le paradoxe du montage vidéo: c'est quand il ne se voit pas au premier coup d'oeil qu'il est vraiment bon.

En effet, quand un montage est bien fait, il transporte tellement le spectateur que ce dernier ne vois pas les milliers de cuts qui le composent. Un bon montage crée un effet d'hypnose sur celui qui le regarde. Le corps est dans un état second comme en sommeil mais conscient de l'histoire qui se déroule.

Dans un bon montage, les faux raccords ne se voient pas.
A ce propos, je vous conseille l'émission Faux Raccord d'Allociné pour bien saisir les prouesses de montage de certains films. (http://www.allocine.fr/video/programme-12284/)

A contrario, un montage pourri se remarque au premier coup d'oeil et il est souvent décrit de cette maniére: "J'ai trouvé le film lent, un peu ennyeux,", ou tout simplement "j'aime pas l'image".

Quand je regarde un mauvais montage, ça me l'effet d'une mauvaise nuit. Comme si je me réveillais à chaque cut mal placé.

En vérité, en montage c'est comme pour les bonnes blagues, tout est une question de rithme. Un plan qui commence trop tôt donne cette effet là:
"C'est l'histoire d'un africain dont la femme donne naissance à un petit enfant blanc comme à l'école qui boit du lait."
Ca va tellement vite qu'on passe à côté de l'effet attendu. Au lieu d'être drôle, c'est confus et incompréhensible.

Un plan qui commence trop tard est bien plus compréhensible mais est tellement chiant:
"Alors, c'est l'histoire heu... d'un africain... je crois.. qui... heu non dont la femme... heu donne naissance... à un petit..."

Une fois le bon rithme trouvé, l'histoire semble fluide, comme une bonne lecture.

Pour finir, je vous offre une petite blague de mauvais goût que j'ai inventée:
"Quel est le point commun entre une oeuvre cinématographique et une femme ? Plus elle te prend la tête et plus tu passes de temps à la monter."

jeudi 9 mars 2017

Quand tu like tes propres postes

S'il y a bien un truc que je fais pas quand je poste un statut sur facebook, c'est bien de le liker (je vous ai déjà dit que j'aimais les anglicismes ?).

D'ailleurs, pourquoi y a toujours un pouce bleu quand c'est ton propre post ?
C'est sûrement de la faute du programmeur...

Stratégique: plus le nombre de like est important, plus l'actualité a de chance de figurer en tête du fil d'actualité, d'apparaître plus souvent, d'être vu par plus de monde. Mais quand même, son propre like, ce n'est qu'un like de plus... Genre le programmeur s'est dit qu'il fallait penser à ceux qui n'ont que 999 amis, le like qui fait la différence !

Paresseux: Programmer des pages différemment exige d'adapter le code ce qui peut-être long, chiant et couteux.

Prétentieux: montrer à ses amis que l'on aime ses propres statut prouve aux autres que l'on s'aime soit même, augmentant les chances de vous faire liker. Le selfie = point compte double !!!

Maladroit: un oubli de programmation... Oui ça arrive mais la c'est facebook, j'y crois pas trop. Les mecs ils ont des bots en tout genre pour analyser ta tronche sur les photos de tes potes mais ils auraient oublié un bouton... non !

Troller: laisser le pouce pour faire parler ses amis sur le fait de liker son propre statut...

Pensée déviante: La page facebook d'un programmeur de facebook, c'est un peu comme son CV non ?

Les gens qui likent leur propre posts me font penser à ceux qui rient de leur blague genre "t'as vu, c'est drôle hein ?".

Mais passé un certain temps, le like veut peut être dire "et mais c'était pas mal ce que j'avais posté..." ou "putain,  je disais pas que des conneries !", avec la même petite sensation de nostalgie que l'on a quand on retombe sur de vielles photos mais avec l'arriére goût de "merde, ils ont tous vu ça...".

D'ailleurs, c'est quoi l'équivalent du like facebook dans la vrai vie ? Une bise, une tape dans le dos, un câlin, un "give me five", un pouce en l'air... Qui fait encore ça ? (moi je le fais pour être honnête...).

Thumb up !

mercredi 8 mars 2017

Quand t'as besoin de repos

Je suis crevé mais j'ai pas envi de dormir. Le soir venu, s'engage alors un conflit interne entre mon corps et mon esprit:

- Bon tu fais chier, j'ai bossé toute la journée, j'ai transpiré comme un cheval, j'ai des courbatures, faut que je me repose.
- A parce que moi j'ai pas bossé peut-être ? J'aimerais bien te voir faire de l'impro sans que je pilote tout ça d'en haut.
- Ah ouais ? Je vais me fragmenter au whisky, on va voir si je peux pas bouger sans ton contrôle. Bon, fous-moi la paix, je vais dormir.
- J'ai pas envi de dormir. J'ai pas pu avoir un temps à moi de toute la journée pour réfléchir donc laisse moi cogiter un peu.
- Tu réfléchiras demain... Ou mieux, réfléchis dans mon sommeil. Je dors et toi réfléchis...
- Quand tu dors, je réfléchis pas, je rêve...
- Ben c'est pareil !
- Non.
- T'es vraiment trop étroit. Je suis sûr que tu peux le faire...
- Je crois pas...
- Tu crois pas assez. J'ai une bonne solution pour toi: médites !
- Bonne idée... j'aime bien quand tu fais preuve d'intelligence. Je vais mettre tes jambes en tailleur.
- Ah non ! Je reste allongé...
- Ok, j'ai compris... Tu te paies ma tête...
- Non, la mienne. Parce que techniquement, le physique c'est moi.
- Bordel, tu m'as saoulé. Je vais dormir moi aussi.
- Ah, tu m'écoutes pour une fois. Repos !

En fait, j'ai pas envi de dormir avant d'avoir créer quelque chose d'artistique: un dessin, un texte, une musique, n'importe quoi.

Ecrire, c'est un art non ?

mardi 7 mars 2017

Quand tu montes un projet

"Yes !!! Ca c'est une putain d'idée originale !
Cool !!! Cool ! Cool. Cool...
En fait, c'est pas terrible..."

Il n'y a pas si longtemps, je pensais qu'il n'y avait que les idées originales qui méritaient de devenir des projets. Quand l'égo parle...

Une fois que j'avais estimé avoir une idée géniale, je posais mon projet sur papier.

Pour moi, écrire un projet, c'est comme faire des crêpes:
  • La recette: une idée que je trouve suffisemment bonne à poser sur papier.
  • Les ingrédients: ma thématique et mes différentes intentions
  • Le ustensils: la technologie, les moyens de productions, les médias
  • La première crêpe très souvent ratée: ma première version de mon dossier.
C'est en général à ce moment là que le doute apparaît et que mes projets d'endorment. Comme si d'un coup, toute ma foi et mon énergie s'étaient envolées avec mon premier essai raté. C'est alors qu'un flot de pensée m'envahit: le matériel n'est pas le bon... mes intentions ne sont pas assez claires... mon idée de départ n'est pas assez originale... je suis mauvais... patati patata... blablabla...

Un flot incessant de réflexions sans réel intérêt et qui aboutissait toujours à la même conclusion: mon idée n'est pas originale...

Fin du projet.

Mais en début d'année, il s'est passé un changement. Je me suis réllement demandé pourquoi je n'aboutissaient pas de soit disant supers projets. Ca m'a remémoré une punchline de mon pote Rody: les idées c'est comme les trous de balles: tout le monde en a.

Mais bien sûr !
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Même les idées.

J'en suis arrivé à la conclusion qu'un bon projet est un projet qui arrive à son terme quelqu'en soit l'idée.

La première crêpe est raté mais le plus important est d'obtenir un plat remplit de crêpes pour se faire plaisir et régaler ses invités.

lundi 6 mars 2017

Quand tu choisis tes outils

En plusieurs années de dessin, j'en ai amassé du matos. Entre mes crayons, mes fusains, mes tubes de peinture et ma tonne de feutres en tout genre, j'ai le choix pour l'encre et la couleur.

Hier, j'ai fais un crayonné dont j'étais plutôt fier et je voulais l'encrer.
J'ai pris un premier feutre, un Creapen à encre de chine avec pointe en mousse. Au premier coup de feutre, pas moyen de faire un trait fin.

Une feuille morte.

Du coup j'ai changé de feutre. J'ai pris mon fameux Pentel Pocket et si là je n'arrivais pas à faire un trait fin, je me flagelleais au HB n°2.
J'ai fait un premier trait... Aye ! Les coups de HB, ça fait mal en fait.

Bon, je continue. Ça peut aller en fait... Mais sur les traits épais, ça bave en déguelasse !

C'est quoi le truc ?
Le truc, c'est le papier pourri de l'imprimante que j'ai voulu tester juste pour changer. Un aspirateur à encre le bordel ! Je pose à peine mon feutre, j'ai une demi cartouche qui se barre... Le truc est tellement absorbant que j'imagine déjà une pub pour serviette hygiénique avec:

- Je sais pas pourquoi Adeline, mais moi ça fait toujours des tâches.
- Moi Juliette, j'utilise une rame de A4. Avec ma de A4. Je n'ai plus aucune fuite. Je peux maintenant faire du sport en toute tranquilité.

Et quand je vois comment il absorbe mon feutre, je pense aux cartouches de mon imprimante et d'un coup je comprends pourquoi elles se vident aussi rapidement.

J'ai terminé mon dessin au crayon de couleurs.
Note pour plus tard: penser à changer de papier.


samedi 4 mars 2017

Quand t'achètes une table lumineuse

Il ya 2 ans, j'ai repris un peu plus sérieusement le dessin. J'avais une préférence pour le dessin traditionnel mais j'avais surtout un ordi un peu pourri et pas une tune pour me payer une tablette graphique...

J'ai donc repris tranquillement les croquis sur papier le soir devant la télé. Et un jour, je tombe sur une émission de tatouage, Ink Master. Une téléralité où des tatoueurs s'affrontent dans des épreuves contre la montre pour déterminer qui est le meilleur. Des highlanders du tatouage qui décapitent et absorbent le "Quicken-Ink" de leur adversaires à coup de dermographe jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un !
L'émission en elle même est complêtement ridicule mais un détail particulier à retenu mon attention. Pendant la conception, les artistes traceaient leur designs avec une table lumineuse à led... C'était trop cool. Il m'en fallait une !

Je n'y voyais que les avantages: conserver mon crayonné et pourvoir faire des petites animations traditionnelles (que je ne ferais pas je penses...).

Sauf que je devais en trouver une pour... 50€...

Challenge Accepted !

J'ai d'abord fait le tour d'internet et trouvé quelques perles à des prix exorbitants. Le plus intéressant dans mon budget était du DIY sur Youtube...


Une tracing board Huion ! Un table lumineuse de marque chinoise de qualité avec des bords gradués, une luminosité réglable et surtout, un design hyper fin grâce à la technologie led ! Le rêve !
Ca changeait des grosses tables lumineuses en bois bricolées avec des néons de mes années d'études.

Comme la chance semblait me sourire, j'en ai trouvé une à 30€ en enchére sur Ebay et je l'ai gagné !!!

Et c'est à ce moment là que c'est devenu drôle... La table est arrivée avec un transfo américain...

Je vais donc me chercer un adapateur pour prise européenne mais je ne trouve que des transfos universels.

Je rentre chez moi, je branche la table et... rien. Il ne se passe rien, pas de bruit, pas de lumière, qu'une petite tâche rouge qui dégage de la fumée... DE LA FUMEE !!!
Je m'empresse de la débrancher et je me dis: "Ok. Je dois avoir mal fait un truc...".
Je regarde le transfo et je me dis que j'ai dû inverser la polarité comme un con... Ou comme un mec qui ne s'y connaît pas en électrique et qui se dit qu'il va y arriver... Bref.

Au revoir table lumineuse.

NON !

Comme je ne baisse pas les bras, je l'ai déposé au réparateur électronique pour voir s'il etait possible de faire quelque chose.

Diagnostique: vu le composant qui a cramé, le système électronique devait être défectueux donc je n'y étais pour rien.
L'électronicien m'a offert la réparation (le bricolage on va dire).

Je suis rentré chez moi, j'ai branché ma table lumineuse et là... ELLE S'ALLUME !!!

Bon, elle s'allume mais plus de réglage de la luminosité dont l'intensité est maintenant bloqué au maximum. Résultat, lorsque le papier est trop fin et le trait pas assez marqué, je ne vois pas mon dessin.

Des fois je m'en sers comme lampe design...

vendredi 3 mars 2017

Quand t'attends un rendu 3D

Attendre...

Attendre...

Attendre...

J'ai tout bien checké (je fais des anglicisme parce c'est cool !!!), mes objets, mes lumières, mes textures et là vient le moment que je déteste le plus en animation 3D: le rendu !

Y a pas un moment où je me fais le plus chier.
Pour vous expliquer un peu le concept de l'attente durant un rendu: j'ai pris 6 jours pour faire une animation 3D de 5s (125 images) et juste pour perdre encore plus de temps de temps, je veux qu'elle semble photoréaliste. Aprés une première estimation, mon ordinateur m'annonce un rendu de 4 minutes et 21 secondes par image. Le temps de rendu de mon animation entière sera donc selon le calcul suivant:

((4 minutes = 4 x 60 secondes = 240 secondes)   + 21 secondes = 261 secondes) x 125 images = 32 625 secondes = 543,75 minutes = 9,0625 h en moyenne !!!

AAAAAHHHHHH !

Comme je n'ai évidemment qu'un seul ordinateur pour travailler, ça me fait une journée de taff à attendre !

Et comme l'outil est informatique, il arrive que ça bug, que ça freeze, que ça fasse un smiley tout triste qui te dit "Tu m'as demandé de calculer des images trop compliqués et j'ai donc fait une erreur système. Mais tu peux envoyer un rapport d'erreur si tu veux."... Pour quoi faire ? Est-ce que quelqu'un en a déjà envoyé un ?

Genre y a un type qui réceptionne ton rapport comme un dépannage en ligne:
- Michel ! T'as un rapport qui vient d'arriver !
- Alors...
Numéro: 970684645531
Nature de l'erreur: saturation de la mémoire de calcul
Localisation: île de la Réunion
Hé Michel ! Ça veut dire quoi "saturation de la mémoire de calcul." ?
- J'en sais rien, peut-être que son ordi à chauffer vu oú il habite.
- Ça existe les ordinateurs tropicalisés ?
- Je crois pas non.

"Bonjour monsieur Estefan. Nous vous remercions pour votre rapport d'erreur. Pour résoudre votre erreur, il est préférable de lancer vos calculs en hiver. Cordialement."

Hmmm... Bon il me reste plus qu'une chose à faire...

Attendre...

jeudi 2 mars 2017

Quand tu kiffes ton jeudi

Le jeudi, c'est mon jour préféré.

C'est le jour où je me sens le plus reposé. J'ai déjà évacué le blues du lundi et je ne suis pas encore épuisé de la semaine... ce qui me fait réaliser à quel point en un seul jour, le vendredi, je me retrouve sur les genoux.

Et chaque semaine, j'attend le retour du jeudi.

D'ailleurs ça m'a toujours fait bizarre ces noms qui finissent par "di", les jours des planétes.

Mais pour moi, les jours ont une autre signification:
Lundi: l'un dit, en géneral un comérage
Mardi: il m'a redis, une confirmation du lundi donc
Mercredi: Merdes que je redis car je ne sais pas tenir ma langue
Jeudi: Je dis c'est tout car c'est devenu une vérité pour moi
Vendredi: vend le redis car il a sûrement de la valeur
Samedi: ça me dit enfin un réponse à mon propo
Dimanche: je dis "manche" ou comment avoir vendu une parole sans valeur et se retrouver à devoir quémander une nouvelle bonne parole... Le jour du seigneur ! Alléluia !

Bon, le jeudi reste mon jour préféré, peut-être est-ce parce que c'est le jour du milieu de la semaine, comme si la semaine était une main dont le jeudi en serait le majeur.

Le fucking day !

Le jour où tu te dis "Fuck it ! Il reste encore un jour pour taffer, je ferais ça demain".

Ah ben voilà pourquoi je créve le vendredi... Bon ben je vais arréter de bosser le vendredi alors....

mercredi 1 mars 2017

Quand tu réponds à une interview

8 personnes, une caméra, un enregistreur audio, un carnet de notes, bienvenue à une conférence de presse.

Avant aujourd'hui, les interviews pour moi c'était genre les portrait d'artistes à la Actor Studio. Moi, assis dans un super fauteuil avec un fond noir et l'affiche sur un côté, le tout mis en valeur pas un bel éclairage.

Mais là, c'était un tabouret haut, en guise de lumiére une blonde qui te crame la gueule, et des questions approximatives...

- Bonjour.
- Bonjour.
- Alors vous êtes qui ?
- Yo et Estefan...
- Bonjour. Alors votre spectacle, ça fait rire c'est ça ? C'est quoi en fait ?
- C'est un spectacle pour enfants durant lequel moi et mes partenaires allons inventer une histoire improvisée en interprétant les personnages et les décors dessinés par les gamins.
- Bien. Et vous avez écrit une partie du spectacle ?
- Non. C'est totalement improvisée...
- Ah c'est un peu loufoque, c'est ça ?
- Heu oui mais pas que. Ça peut être poétique aussi.
- Et c'est vous le chef ?
- Non.
- Et vous êtes combien ?
- On sera 7 sur scéne.
- Et vous êtes une compagnie éclatée ?
- Éclatée ?
- Oui. Vous jouais partout dans l'île ?
- Ça peut arriver oui...
- Et vous faites quoi d'autre dans la vie ?
- Et bien, je suis infographiste...
- Non je veux dire, vous faites d'autre spectacles ?
- Oui...
- Merci. Aurevoir.
- Ouais. Bye

Qu'on ne connaisse pas le spectacle, je comprends. Mais qu'on pose des question du genre "et donc, vous êtes drôle ?"... Je me vois bien répondre: "Oui. Je suis extrêmement drôle. Si je pouvais, je viendrais me voir jouer moi même à toutes mes dates tellement je m'aime."

Non mais honnêtement, l'interview était encore plus abstraite mais c'était drôle. Et ce ne sera pas la derniére.