vendredi 4 août 2017
Quand tu joues devant des enfants
dimanche 30 juillet 2017
Quand tu oublies ton blog
Developper une habitude demande du temps.
D'aprés certains spécialistes, il faut trois mois en moyenne. D'autres prétendent quand un mois, il est possible d'encrer des automatismes dans l'esprit.
Bien évidemment, l'action doit être quotidienne...
Un peu comme une plante qu'on arrose tous les jours et qui pousse doucement mais sûrement.
Donc actuellement mon blog est une sorte de plante crevée qui n'attend qu'une chose: de l'eau !!!
Je reprends donc l'arrosoir de mon imagination pour hydrater cette terre de littérature aride.
Content d'être de retour pour ceux qui me suivent et bienvenue aux nouvelles âmes perdues du web.
dimanche 28 mai 2017
Quand tu ne fêtes pas les mamans.
Mais aprés mûre réflexion, je me suis dis que ça peut être instructif et intéressant de parler en ce beau jour de fête des mères de ma mère disparue et ce que j'en ai appris.
Bon, le mélodrame c'est pas mon truc... Je penses que vous avez dû vous en rendre compte.
A mes 7 ans, ma mère a été emporté par la une leucémie transmettant mon éducation et celle de ma petite soeur à sa mère.
26 ans plus tard et malgré l'action trés sélective de ma mémoire, je garde de très bons souvenirs des moments passés en sa présence.
Bien que les derniers de mes souvenirs la présentent sur son lit d'hôpital, ce ne sont pas ceux qui me reviennent le plus naturellement.
J'ai gardé d'elle l'image d'une grande belle femme, très gentille mais qui savait sévire lorsque cela était necessaire.
Je la revois faire la sieste dans le canapé du salon, et moi toujours avec mes feuilles et mes crayons à essayé de la dessiner.
Je me souviens des moments passés dans la cuisine à faire à manger en nous apprenant à bien prononcer les pluriels "des oeufs", "des chevaux".
Un jour, je l'observais se maquiller devant le mirroir de la salle de bain. Elle mettait un rouge à lèvres très rouge et je me demandais pourquoi elle faisait ça.
Avec le recul, je me dis que 7 ans c'est peu et que mes souvenirs ne sont pas très nombreux mais je n'ai pas ressenti son absence comme un vide impossible à combler, la présence de ma grand-mère aidant en partie. Certain trouve ça faux, incroyable, impossible et pourant. J'ai juste l'impression qu'elle m'a donnée la base au bon moment pour que je deviennes l'homme que je suis.
J'ai tout de même gardé un respect pour sa mémoire et ce qu'elle représente ce qui m'a causé pas mal de problème dans l'adolescence. Je me rapelle m'être battut au collège parce qu'un mek m'avait traité de fils de pute. Le sujet était sensible... Je me disais que ceux qui ne respectait pas sa mémoire ne me respectait pas: "Tu as encore la tiennes toi !"
Je m'énervais dés que je voyais un jeune traiter ses parents comme de la merde m'offusquant de les voir cracher sur la chance qu'ils avaient: un soutien, une aide, un cadre affectif et aimant. J'avais un besoin de référence et le peu que j'avais était plus précieux que tout.
Aujourd'hui, je me dis que de toutes façons, ces jeunes n'avait rien fait de particulièrement mal. On ne réalise pas tous les chances dont nous profitons au quotidien et chacun doit apprendre par ses propres moyens, parents comme enfants.
Et en ce jour de fête des mères, je me disait que je devais en parler un peu, pour honorer sa mémoire et rappeller à vous qui lisez que le plus important avec ses parents, c'est de les rencontrer réellement. Dans leur faiblesse et dans leur forces. D'apprendre à connaître quels enfants ils étaient, quels adolescents, quels adultes.
Que le récit de leurs vies serve de leçons pour la votre et vous permette de vous découvrir vous même finalement.
Certes en ce jour de fête des mères il est important de dire "Je t'aime maman" mais il est encore plus de demander "Maman, qui es-tu ? Racontes moi ta vie."
dimanche 21 mai 2017
Quand tu rentres de vacances
Fiou !!! 3 semaines c'est court en fait !
Surtout quand je vois la masse de travail qui m'attendait en reprenant le taff...
J'aurais bien pris une semaine supplémentaire.
Reprendre après une période d'inactivité me donne la sensation de faire du saut en longueur et les vacances seraient l'élan avant le saut.
Normalement je devrais être au starting block, me préparer mentalement, attendre le coup de feu, courir, faire les 2 bonds puis sauter le plus loin possible.
Hé bien cette fois-ci, j'ai la sensation d'avoir été téléporté en plein milieu du second bond...
J'ai juste le temps de réagir et de faire appel à ma mémoire corporelle... Je l'ai déjà fait auparavant. Il n'y aucune raison de se rater...
Mais le petit stresse ne vient pas de la précipitation du moment... Il vient du manque du starting block. Ce court moment, seul face à la ligne. Cette instant de respiration apaisante oú le doute n'existe pas.
Là, je suis plutôt comme un cabris afolé qui a sauté la barriére et entend le berger le courser avec un fusil. Béééééé !!!
La seule solution, étirer le temps qui me sépare de cette furtive apesanteur avant le choc du premier pied au sol pour retrouver cet état de confiance inébranlable.
Bam !
Je saute...
Au boulot !
dimanche 30 avril 2017
Quand t'es en vacances.
Cela faisait 8 ans que je n'avais pas pris de vacances... Ché pas comment j'ai fait pour tenir jusque là !
Et comme je me suis pris 3 semaines (c'est pas mal... Ou pas assez...), j'en ai profité pour bouger en métropôle.
Ha la france !
Ce mélange de vieux et de moderne.
Ce contraste de nature et de culture.
Ce changement.
Evidemment, comparé à la Réunion, la premiére chose qui me choque arrivé à Paris est l'absence de couleurs... Un ciel plus terne et comme il pleuvait ce jour là, ça n'aidait pas à rendre le tableau plus gai. L'omniprésence de béton et de structures architecturales modernes froides... Bref, oú sont les arbres ???
Mais le plus impressionnant reste la démesure des constructions: immenses !
Bon, c'est pas New-York mais c'est bien grand déjà.
Puis, en s'éloignant de la ville, la couleur réapparaît.
À la différence que ce nouveau tableau se voit dépouillé de son orgie urbaine au profit de vieux villages constuits autour d'églises romanes et de chateaux du XII éme siécles.
Ce paradoxe est intéressant: plus ça se modernise et plus ça perd de sa couleur. Si je comparais l'évolution des villes à celle du cinéma, les films en noirs et blanc seraient l'avenir du cinéma en couleurs.
Et comme probablement beaucoup d'entre nous, cette sensation de remonter dans le temps attise ma curiosité et m'inspire.
Mais je n'ai pas l'effervescence de la surprise, le WOW effect !
Comme la sensation de retrouver des endroits que j'ai connus.
Un sentiment de sécurité dans l'inconnu.
mardi 28 mars 2017
Quand t'es indé
Ahou !
Le jour oú je me suis mis à mon compte, je me prenais pour Leonidas face à l'armée de Perse avec pour bouclier mon savoir faire. Mais comme lui, j'ai surestimé ma compétence en stratégie.
Ahou !
Je me suis d'abord essayé seul face à aux loups qui, me voyant seul, ont mainte fois tenté de me dévorer mais sans succés. J'ai brandi ma lance droit dans leurs idées reçus.
Ahou !
Rejoins pas d'autres indés, nous avancions fermement décidés à en découdre contre l'armée des déceptions professionnels.
Ahou !
Et il s'est présenté à nous: le grand Salariat.
La plupart d'entre nous le connaissais bien et il avait l'habitude de nous amadouer par nos points faible.
Il nous a bien fait comprendre que lutter serait inutil et qui vallait mieux s'agenouiller devant la puissance de sa sécurité. Nous sommes restés debout.
Ahou !
Mais un à un j'ai vu mes fréres indés tomber un à un sous les fléches de la précarité. Mais les plus vaillants sont restés debout... Pendant un certain temps...
Ahou !
Et contrairement à Leonidas, je ne suis pas mort...
Je suis indé, mais je ne suis pas seul.
lundi 27 mars 2017
Quand t'es débordé mais que tu kiff
Y a quelques semaines, je n'avais pas une seule prestation sur laquelle bosser. Et comme je suis indé, si je taff pas, je mange pas. La dure loi de la jungle des indépendant !
Quand je suis dans une longue période d'inactivité, je m'occupe en créant des projets artistiques persos histoie de développer ma créativité et entretenir ma technique.
Et au moment oú je m'y attend pas, les projets arrivent...
... En masse !
Trop, beaucoup trop... Mais c'est ce qu'il y a de beau dans tout ça, c'est qu'à un certain moment, le temps est tellement compressé que le lâcher-prise devient inévitable.
Et quand je lâche prise, j'arrive à tenir tout mes délais sans me prendre la tête sur la qualité. Mon cerveau trouve instinctivement la méthode optimale pour tout achever.
C'est dingue !
En 3 semaines, j'ai l'impression d'avoir aboutit plus d'actions qu'en 1 an. Ce n'est probablement pas vrai mais quoiqu'il en soit, ce sentiment est autosatisfaisant.
Cette confirmation d'avoir en moi plus de force et de capacité que je ne le pensais me fais me sentir plus grand.
Je dois évidemment faire certains sacrifices comme sortir moins souvent pendant une certaine période. Mais la satisfaction de participer au développement de projet qui seront plus grand que pour moi seul me fais du bien.
Faites des projets ambitieux, à défaut de les concrétiser, vous apprendrez forcément quelquechose.
dimanche 26 mars 2017
Quand tu lis des bouqins de développement personnel
"Bordel, c'est trop vrai!", "On dirait moi!", "Ah... Je comprend mieux certaines choses...".
A peu prés tous les livres de développement personnel me font penser ça. Ils sont vraiment forts...
Quand je lis un livre de ce genre, tout d'un coup je me sens débile. Pire, j'ai l'impression de me faire osculter l'esprit.
- Colonel, nous descendons dans le subconscient.
- Bien Lieutenant. Avons-nous un visuel traumatique sergent?
- RAS au radar de psychoses Colonel.
- Bien Sergent. Soyons attentif. Un subconscient qui se sent aggréssé peut avoir des réactions trés violentes.
- Colonel. J'ai un signal provenant du secteur oedipien. Les graphes présentent des pics trés élevés.
- Tâchons de ne pas réveiller l'enfant contrarié qui dort.
Krrrrshhhskkkrsshhshshs
- Colonel !!! Nous sommes attaquées. Des torpilles de déni à babord...
- Il ne manquait plus que ça. On mets les gazs toutes sur les reacteurs de prise de conscience.
- Les circuits de contrôle émotionnel ne répondent plus !
- Danm it! Détruisez- les avec des missiles de deuils !
Krrrrshhhskkkrsshhshshs
- Ça a marché colonel! La zone est redevenue calme.
- Bien joué Amiral. Nous remontons à la conscience.
Tssss.....
- Colonel. La struture de la conscience s'est solidifiée...
- C'est bon signe. Notre prochaine descente ne sera pas avant longtemps. Vous êtes en permission soldats de remise en question.
Chaque page en tournant me file une gifle. Slack !!! "Tiens, prend ça ta gueule petit naïf ! Tu croyais que ce serais facile de jouer dans ton ésprit ?"...
Mais j'en apprend énormément sur moi car mes réactions à certains propos sont des signes intéressants.
Je vous les conseilles tous.
samedi 25 mars 2017
Quand t'es pris pour un autre
- Nicolas ?
- Heu non. Moi c'est Estefan...
- Ha désolé, je t'ai pris pour un viel ami. Ben bonne journée hein !
Ça c'était ce matin. Mais c'est pas la premiére fois que ça m'arrive. Et à vrai dire, ça m'arrive réguliérement.
J'ai entendu tellement de "Hé mais tu serais pas le cousin de X" ou "Comment ça va Sébastien?", que j'en suis arrivé à plusieurs hypothéses:
1) J'ai un visage commun.
Si tel est le cas, difficile de déterminer si c'est une bonne chose ou pas. C'est comme si j'avais un 10/20...
2) J'ai de nombreux sosies.
Bon, je dois forcément ressembler à quelqu'un...
3) Je crée chez l'autre un sentiment de déjà-vu.
J'ai le super pouvoir d'incruster mon image dans l'inconscient de l'autre avant que sa conscience n'est le temps d'analyser ce que ses yeux voient. Je crée une connexion télépathique haut débit !
Mais le plus drôle, c'est que parmi mes pseudos réplicants, il y a un chanteur local...
J'ai souvent droit à "Alors Christophe ! Quand est-ce que tu sors un nouvel album de Verzonroots?"
Et pour l'avoir rencontré, la ressemblance est assez grande.
Je devrais faire un album et demander à Christophe si les gens lui disent qu'ils aiment bien mon album...
vendredi 24 mars 2017
Quand tu perds un articles
Alors ça, c'est vraiment chiant !!!
J'écris un super article sur le fait que je me sens en paix avec moi même et que je sais pas pourquoi.
Et il fallait que l'appli bug !
Je viens de perdre 30 précieuse minutes de ma vie à écrire un texte qui ne sera jamais lu et que je ne pourrais jamais réécrire.
Comme quand je perds le fichier d'un super dessin sur Krita. Inutile d'essayer de le refaire, il ne sera jamais pareil.
Mais pour les textes c'est pire. J'écris des images métàphoriques avec l'émotion que j'ai sur l'instant... Mais là je suis plus du tout dans le même état.
Impossible de me rémorer les phrases exactes bordel !
Ça m'énerve. Je vais dormir
lundi 20 mars 2017
Quand tu t'énerves tout seul.
- Putain! Fait chier bordel de merde !!!
- Qu'est ce qui t'arrives ?
- Je sais pas, j'en ai marre !
"J'en ai marre"... En voilà une belle phrase qui ne veut rien dire.
Ou veut qui veut en dire beaucoup sur soi.
Je rates dessin par dessus dessin: j'en ai marre !
Je fais un match d'impro plein de manque d'écoute: j'en ai marre !
Je dois relancer le réglement d'une facture: j'en ai marre !
Mais il n'y rien de grave.
C'est un message à moi-même.
C'est comme l'expression d'un gros soupir. C'est un gros pet que mon esprit dégage pour lâcher le trop plein de pression psychologique.
Et il y a bien une vérité là dedans: il faut se foutre la paix à soi même des fois.
Alors oui j'en ai marre. A demain...
Quand tu change de régime alimentaire.
Il a 2 ans, j'étais végétarien. L'envie ne m'est pas venue par hasard.
J'avais fais un gros blocage à cause d'une question: Qu'est-ce qu'un être humain ?
Aprés avoir vu un documentaire sur les relations entre les maladies et les régimes alimentaires, je me suis demandé quel est le régime le mieux adapté pour notre corps.
A l'heure d'aujourd'hui, je n'en ai pas la réponse. J'ai donc voulu essayer le végétarisme.
Changer de régime c'est changer d'habitude. Et changer d'habitude c'est comme avoir un dédoublement de la personnalité:
- Trop cool ! Je n'ai pas mangé de viandes depuis 3 jours ! Je suis bien parti.
- 3 jours, c'est pas suffisamment pour estimer ta réussite.
- Ouais mais c'est pas mal.
- C'est rien. Tu peux mieux faire.
- Je sais, mais je peux être fier de moi quand même...
- Oui. Tu as raison. Oh, regarde un saucisson !
- Il est beau n'empêche. D'ailleurs, c'est pas parce que je gouterais un bout que je perdrais tous les efforts acquis. Ca ne changera pas mon objectif.
- C'est vrai. Il y a autre chose qui ne changeras pas si tu mange un bout de viande.
- Ah ouais ?
- Oui. Tu es faible...
Me fixer un changement sur une habitude ancré depuis l'enfance m'a fait réalisé à quel point mon esprit peut déployer de l'énergie pour que rien ne change.
Les premiers mois, j'avais l'impression de patoger dans des sables mouvants avec moi même sur les épaules en me traitant de pauvre merde sans force de caractére.
Puis au bout d'un certain temps, le manque de viande a disparu...
Laissant place à... Rien. Plus d'envi tout simplement.
Je voyais des morceaux de poulet, de boeuf et rien. Pas d'envi. C'était comme regarder une roche.
J'ai tenu 2 ans...
Puis j'ai repris la viande car rester équilibré dans mes repas était assez compliqué mais je ne suis jamais revenu à mon régime alimentaire d'origine. J'arrive à me passer de viande assez souvent, d'ailleurd j'en mange 2 fois par semaine environ.
Le plus intéressant dans cette expérience a été de sentir le bienfait que crée le fait d'enlever un excés à mon corps qui m'en a bien remercié.
Je ne suis ni diététicien, ni malade des régimes, ni nutritionniste mais je conseilles de remplacer la viande par une bonne poignée de légumes. Ça fait du bien.
vendredi 17 mars 2017
Quand t'es pas à la page
"Quoi ! T'as pas regardé Breaking Bad?" "Tu connais pas Game of Thrones?"
"Non..."
Et à vrai dire, j'en avais rien à foutre. J'avais jamais eu l'impression de rater quelque chose d'extraordinaire.
Mais passé un certain temps, le sentiment de ne pas être en phase s'est amplifié. Ou le ras le bol d'entendre tout le monde me rappeler combien ces séries sont géniales.
Et un jour, j'ai décidé de commencer Game Of Thrones. Erreur fatale...
Cette série est PUTAIN DE MÉGA PUISSANTE !!! Comment j'ai fait pour passer à côté tout ce temps, pour vivre sans ! (J'ai fais autre chose comme créer plein de trucs...)
Ce qu'il y a drôle quand tu rattrapes tout d'un coup, c'est que ton euphorie en retard saoûl tout ceux qui ont déjà tout vu. Pour toi, c'est génial. Pour eux, c'est genre t'es nul parceque t'es en retard mais en même il trouve ça cool mais refroidi.
Mais une série, c'est pas un film. Une série c'est court à l'épisode et long sur une saison. Mais quand chaque épisode fait 1h... Il faut entrer dans l'agenda des créneaux "Netflix".
Pour ne pas trop perdre de temps. J'ai trouvé un rithme de visionnage normal: 1 saison en 2 jours !
Ça m'évite d'oublier des éléments d'un épisode à l'autre.
D'ailleurs, t'as déjà vu Black Mirror ? Si tu l'a pas vu, sérieux, tu sais pas ce que tu rates !!!
jeudi 16 mars 2017
Kan ou ékri kréol
Dépi kansa mi ékri kréol ? Dépi mwen la swazi !
Amwen, ma la touzour vi papa ékri kréol. Pa osi marké ke la mièn mé kréol kan menm. É ma la zamé tro poz amwen la kestion koman mi té sa ékri.
KWZ, Tangol, Samlong, Lofis La Lang, tousala té parl pa mwen plis ké sa kna mi té marmay.
Sé kan parti ma Québec an 2005 ma la vréman domann amwen koman té i ekri an vréman. Ma la rod kosa té finn fé dési, kel lékritir za ésay mét an plas é akoz la zamé trap domoun.
Mé mon réfléksyon té sa pli lwen la rényon. Ma la pans kréol réyoné kom in kamarad tout bann kréol. Ké sanm tout kouzin kréol nou té konm in gran fami. Gwadloup, Martinik, Guyan, Moris, Sesel, Rodrig, Zamaik, Barbab, Bermid, Cap Ver, Haiti, ké nout tout té i partaz in menm zafér, la lang kréol ! Ké bann kréol fransé té phillipine ek bann kréol anglé.
É la ma la rodé, rodé, rodé bonpé partou si internet war koman bana té i ékri sakinn. É sak la mét amwen, sé ké na in bon pé lé dakor si zot lékri. Néna menm, sé pa menm péi, sé kaziman menm lékri.
Bé a nou ?
Akoz i trap pa. Problém la somanké lé konpliké pou konprann mé na in kestion ma la zamé giny répons sé akoz na in bon pé i vé ékri laksan ? Dépi kansa i ékri laksan in moun ? Akoz in di "li" é lot "lu" i fo batay pou ékri ?
Komsi ou té i di in parisien i ékri pa konm in marseillais akoz li na pwen menm aksan... Alé graté !
Na in lang, laksan lé verbal ! Fors tan tro ral lo bout, la kord la kasé. É la i artrap lo bout kasé, i arral ankor dési pou ki arkas !
Na in pé i di: Mi konpran pa. Lé tro konpliké !
Ma va di aou in trin: la pa bézwen ékri konpliké pou pa i konpran.
Amwen ma la swazi. In lékritir batar rant sak ma la vi anndan lé zot kréol é sak ma la lir terla.
Kan zot va désid azot, ma va swiv...
Quand tu aimes faire rire.
L'humour est héréditaire. C'est que j'ai toujours entendu. "lo sien i fé pa lo sat", "Parey Jojo mem" (Jojo, mon papa).
C'est de mon pére que me vient ce virus: aimer faire rire !
J'ai grandi en l'entendant raconter des blagues à longueur de journée au point d'en devenir chiant. Il blaguait tout le temps avec tout le monde. On entrait dans un magasin, dans un bureau, n'importe oú, une blague. Des fois ça marchait, des fois non. Mais il n'avait jamais honte et je respectais ça.
En commençant le théâtre d'impro, je me suis rendu compte que mon pére est en fait un improvisateur. Il partait toujours d'un détail sur la personne oú d'une phrase qu'elle disait pour la faire rire. Une acceptation pure et simple de ce qu'est l'autre pour créer un contact avec elle. Et quoi de mieux que de passer par l'humour.
Pour ma part, j'aime faire rire parce que le fait de voir l'autre rire me donne l'impression qu'il se sent bien. Que j'ai pu aigaillé un moment de sa journée.
Mais une part de mon égo parle aussi: j'aime faire rire et j'aime me faire rire.
Le plus flagrant c'est quand j'écris et que je me trouve drôle. Quand je me fais rire, je me surprend. C'est comme si c'était quelqu'un d'autre qui écrivait une blague pour me faire rire. "C'est vraiment moi qui a ecrit ca ?", le moment de grâce qui flatte l'égo. Quand une foule applaudit dans ma tête en faisant une holà !
Et au moment de le partager, j'ai plein de pensées contradictoires qui me traversent l'ésprit:
- je suis prétentieux à rire de mes propres blagues et ça c'est mal.
- Si ça me fait rire, ça fera forcément rire quelqu'un d'autre et ça c'est bien.
- j'ai peut-être déjà entendus cette blague et j'en ai oublié la source donc je copie sans le savoir et ça c'est mal.
- j'assumes tout ce que j'écris et ça c'est bien.
Mais au final, j'aime faire rire parce que j'aime rire !
mercredi 15 mars 2017
Quand je me livre un peu.
J'ai toujours dessiné. Mais pas que.
Je ne me souviens pas avoir commencé le dessin, il a toujours fait parti de ma vie. J'ai à peu prés dessiné de tout. Essentiellement des personnages mais aussi des animaux, des objets, des véhicules, des vêtements, des design en tout genre, des décors. Tout ce que mon esprit pouvez imaginer.
Mais en paralléle du dessin, j'ai une autre passion qui a commencé tôt mais que je ne partageais pas, l'écriture.
J'ai écris ma premiére vraie histoire à l'école, en 6éme. C'était celle d'un petit violon qui racontait la fin de sa vie parce que le petit garçon qui jouait avec lui avait était critiqué par ses camarades et qu'il a décidé de le casser. Un histoire dramatique dont je ne ferais pas la psychanalyse mais qui m'a valu mon premier et dernier 20 en cours de français.
Et depuis, j'en ai noirci des pages.
Au départ, j'écrivais pour donner un sens à mes dessins. J'en faisais des bandes dessinées inspirés de mes personnages de mangas favoris. Avec mon pote Rémi, je m'étais même amusé à dessiner la suite que j'imaginais à Dragon Ball Z avant qu'elle ne soit diffusée. C'était drôle.
Puis arrivé en seconde, j'ai voulu faire ma propre grande série de bande dessinées à la DBZ. Une histoire en 5 tomes beaucoup trop ambitieuse pour moi à l'époque mais qui m'a servi d'entrainement pour mes projets futurs.
À la sortie du lycée, j'ai voulu réalisé mon rêve de devenir animateur 2D et j'ai intégré l'Iloi. À ce moment là, j'ai un peu làché l'écriture...
...jusqu'à mon master en game design. Il fallait monter un projet de jeu vidéo et la j'ai eu comme un déblocage. Je ne sais pas exactement combien de pages j'ai écrites de mon scénario de jeu mais je pourrais y passer une vie entiére à tout developper.
Ayant mit toute mon énergie dans cette histoire, j'ai de nouveau refais une pause... De 7 ans... Plus de dessin, plus d'écriture. À la place, de la photo, de la vidéo et du théâtre d'impro. D'ailleurs, c'est intéressant de voir comment l'énergie artistique est cyclique.
Puis il y a 2 ans, retrouvant Rodolphe, mon super pote de formation de jeu vidéo, je le rejoins dans un projet de BD, Tango. Je me remets à ecrire et à dessiner et là j'ai un nouveau déclic !
Je m'apperçois que finalement, que ça soit dans l'écriture, le dessin, la vidéo ou le théâtre, au fond, ce que j'aime, c'est simplement raconter des histoires.
dimanche 12 mars 2017
Quand tu bois trop de café
samedi 11 mars 2017
Qaund tu ne comprends rien
Quand tu travailles dans l'ombre
Dans un bon montage, les faux raccords ne se voient pas.
A ce propos, je vous conseille l'émission Faux Raccord d'Allociné pour bien saisir les prouesses de montage de certains films. (http://www.allocine.fr/video/programme-12284/)
Quand je regarde un mauvais montage, ça me l'effet d'une mauvaise nuit. Comme si je me réveillais à chaque cut mal placé.
En vérité, en montage c'est comme pour les bonnes blagues, tout est une question de rithme. Un plan qui commence trop tôt donne cette effet là:
"C'est l'histoire d'un africain dont la femme donne naissance à un petit enfant blanc comme à l'école qui boit du lait."
Ca va tellement vite qu'on passe à côté de l'effet attendu. Au lieu d'être drôle, c'est confus et incompréhensible.
Un plan qui commence trop tard est bien plus compréhensible mais est tellement chiant:
"Alors, c'est l'histoire heu... d'un africain... je crois.. qui... heu non dont la femme... heu donne naissance... à un petit..."
Une fois le bon rithme trouvé, l'histoire semble fluide, comme une bonne lecture.
Pour finir, je vous offre une petite blague de mauvais goût que j'ai inventée:
"Quel est le point commun entre une oeuvre cinématographique et une femme ? Plus elle te prend la tête et plus tu passes de temps à la monter."
jeudi 9 mars 2017
Quand tu like tes propres postes
mercredi 8 mars 2017
Quand t'as besoin de repos
mardi 7 mars 2017
Quand tu montes un projet
- La recette: une idée que je trouve suffisemment bonne à poser sur papier.
- Les ingrédients: ma thématique et mes différentes intentions
- Le ustensils: la technologie, les moyens de productions, les médias
- La première crêpe très souvent ratée: ma première version de mon dossier.
lundi 6 mars 2017
Quand tu choisis tes outils
- Moi Juliette, j'utilise une rame de A4. Avec ma de A4. Je n'ai plus aucune fuite. Je peux maintenant faire du sport en toute tranquilité.
samedi 4 mars 2017
Quand t'achètes une table lumineuse
vendredi 3 mars 2017
Quand t'attends un rendu 3D
Attendre...
Attendre...
J'ai tout bien checké (je fais des anglicisme parce c'est cool !!!), mes objets, mes lumières, mes textures et là vient le moment que je déteste le plus en animation 3D: le rendu !
Y a pas un moment où je me fais le plus chier.
((4 minutes = 4 x 60 secondes = 240 secondes) + 21 secondes = 261 secondes) x 125 images = 32 625 secondes = 543,75 minutes = 9,0625 h en moyenne !!!
AAAAAHHHHHH !
Comme je n'ai évidemment qu'un seul ordinateur pour travailler, ça me fait une journée de taff à attendre !
Et comme l'outil est informatique, il arrive que ça bug, que ça freeze, que ça fasse un smiley tout triste qui te dit "Tu m'as demandé de calculer des images trop compliqués et j'ai donc fait une erreur système. Mais tu peux envoyer un rapport d'erreur si tu veux."... Pour quoi faire ? Est-ce que quelqu'un en a déjà envoyé un ?
Genre y a un type qui réceptionne ton rapport comme un dépannage en ligne:
- Michel ! T'as un rapport qui vient d'arriver !
- Alors...
Numéro: 970684645531
Localisation: île de la Réunion
jeudi 2 mars 2017
Quand tu kiffes ton jeudi
C'est le jour où je me sens le plus reposé. J'ai déjà évacué le blues du lundi et je ne suis pas encore épuisé de la semaine... ce qui me fait réaliser à quel point en un seul jour, le vendredi, je me retrouve sur les genoux.
Et chaque semaine, j'attend le retour du jeudi.
Mardi: il m'a redis, une confirmation du lundi donc
Mercredi: Merdes que je redis car je ne sais pas tenir ma langue
Jeudi: Je dis c'est tout car c'est devenu une vérité pour moi
Vendredi: vend le redis car il a sûrement de la valeur
Samedi: ça me dit enfin un réponse à mon propo
Dimanche: je dis "manche" ou comment avoir vendu une parole sans valeur et se retrouver à devoir quémander une nouvelle bonne parole... Le jour du seigneur ! Alléluia !
Bon, le jeudi reste mon jour préféré, peut-être est-ce parce que c'est le jour du milieu de la semaine, comme si la semaine était une main dont le jeudi en serait le majeur.
Le fucking day !
Le jour où tu te dis "Fuck it ! Il reste encore un jour pour taffer, je ferais ça demain".
mercredi 1 mars 2017
Quand tu réponds à une interview
8 personnes, une caméra, un enregistreur audio, un carnet de notes, bienvenue à une conférence de presse.
Avant aujourd'hui, les interviews pour moi c'était genre les portrait d'artistes à la Actor Studio. Moi, assis dans un super fauteuil avec un fond noir et l'affiche sur un côté, le tout mis en valeur pas un bel éclairage.
Mais là, c'était un tabouret haut, en guise de lumiére une blonde qui te crame la gueule, et des questions approximatives...
- Bonjour.
- Bonjour.
- Alors vous êtes qui ?
- Yo et Estefan...
- Bonjour. Alors votre spectacle, ça fait rire c'est ça ? C'est quoi en fait ?
- C'est un spectacle pour enfants durant lequel moi et mes partenaires allons inventer une histoire improvisée en interprétant les personnages et les décors dessinés par les gamins.
- Bien. Et vous avez écrit une partie du spectacle ?
- Non. C'est totalement improvisée...
- Ah c'est un peu loufoque, c'est ça ?
- Heu oui mais pas que. Ça peut être poétique aussi.
- Et c'est vous le chef ?
- Non.
- Et vous êtes combien ?
- On sera 7 sur scéne.
- Et vous êtes une compagnie éclatée ?
- Éclatée ?
- Oui. Vous jouais partout dans l'île ?
- Ça peut arriver oui...
- Et vous faites quoi d'autre dans la vie ?
- Et bien, je suis infographiste...
- Non je veux dire, vous faites d'autre spectacles ?
- Oui...
- Merci. Aurevoir.
- Ouais. Bye
Qu'on ne connaisse pas le spectacle, je comprends. Mais qu'on pose des question du genre "et donc, vous êtes drôle ?"... Je me vois bien répondre: "Oui. Je suis extrêmement drôle. Si je pouvais, je viendrais me voir jouer moi même à toutes mes dates tellement je m'aime."
Non mais honnêtement, l'interview était encore plus abstraite mais c'était drôle. Et ce ne sera pas la derniére.
mardi 28 février 2017
Quand tu dois poster ton article quotidien avant minuit.
Comme mon objectif est de faire un blog quotidien et qu'il est 23h55, je me presse de pondre un texte et bien évidemment, je ne sais pas de quoi parler car pris par le temps !
Qu'est-ce que je peux vous raconter... J'ai faim et il fait une chaleur insupportable...
Et mais plus j'écris plus le temps passe ! Plus que 4 minute pour écrire ! Ah ben non 3 vu que je dois poster avant 00h00...
Ok, hé bien a plus hein... Quelle conclusion de merde...
dimanche 26 février 2017
Quand t'as honte
Hier soir, j'ai joué un match d'impro et pour la premiére fois en 7 ans, j'ai vraiment eu honte...
Lors d'une impro, je jouais un gay ou plutôt la caricature d'un gay avec tout ce qu'il ne faut pas faire: le déhanché hyper exagéré, la voix fluette sexualisée à l'extrême, la fofolle quoi... Au point d'en oublier qu'un gay est avant tout un homme.
Mais le vrai moment de gêne fut quand je me suis mis en caleçon pour suivre mes partenaires d'impro. Non pas que me désaper me dérange (vous voulez me voir à poils ? Hein ?), mais à ce moment précis, je me suis vraiment demandé "Pourquoi?"... "Qu'est-ce que je suis en train de faire ?"
D'ordinaire, en théâtre, j'assume les propositions de jeu, encore plus en impro. Mais là, j'assumais pas. J'étais dans la patinoire, le pantalon au pied pour suivre une proposition que je ne comprenais pas vraiment...
Ça me donner cette impression:
X: - Bon les gars, j'ai mon parachute. A tout à l'heuuuuuuurreee...
Y: - Moi aussi je saute alors ? Bon ben j'arriiiiiiiiivvvvvveee...
Moi: - Bon... Ben... Je saute aussi alooooooorrrrrssss.
...
Heu... Pourquoi je kiff pas ?... Hé mais je tombe c'est vrai ! Mon parachute... Il s'ouvre pas ?... Putain, c'est ma ceinture ! Ahhh !!!
Trop tard... Ce qui est fait est fait. Et quand le public voit ce qui se passe, il faut jouer avec, l'intégrer à l'histoire pour que tout reste cohérent.
À la sortie de l'impro, je me suis senti dans l'obligation de m'excuser implicitement auprés de mon pote gay de l'image que j'ai renvoyé d'eux... double honte...
Note pour plus tard: sortir de l'impro quand je ne peux plus rien lui apporter.
vendredi 24 février 2017
Quand tu te prends la tête.
- Bleu ?
- Non rouge.
- Rouge ?
- Non, vert...
- En fait c'est quoi le truc ? Y a pas de bonnes réponses ?
- Y en a bien une.
- Bon ben vert alors ?
- Non, orange...
- ... Ok, c'est quoi la bonne réponse ?
- Celle que tu choisiras comme bonne.
Ou comment accepter de lâcher-prise face à une question qui n'existe pas comme pourquoi suis-je sur Terre ? De quoi mon avenir est fait ? Quelle est la meilleure voie à suivre ? Bref toutes ces questions qui ne dépendent que d'une chose: la prise de décision.
Bon, évidemment je ne me prend pas la tête à ce point lorsqu'il s'agit de choisir des légumes ou autre.
"Alors... Ce midi je me fais des courges butternuts... A non, elles sont oranges et j'ai déjà fais une salade de carottes... Bon ben des haricots verts... Mais y a des déja des petits poids. Fait chier ! Bon ben, des poivrons rouges alors... Ah ben évidemment, j'ai déjà mis des tomates... Putain de bordel de merde ! J'arrive pas à faire un plat équilibré !"
Si à chaque fois que je devais faire un choix, je remettais ma vie en question, j'aurais une vie différente à chaque heure qui passe.
Mais c'est déjà le cas en fait !
Je crois qu'une bonne nuit de repos s'impose...
jeudi 23 février 2017
Quand tu aime le manga
J'avais 10 ans.
La première de couverture présentait fièrement Iria, l'héroïne d'un animé culte du même nom (que je n'ai d'ailleurs jamais regardé...). Je me souviens avoir été troublé par la qualité graphique du dessin (aujourd'hui je serais plus troublé par sa poitrine... oui c'est juste un dessin, et alors ?!) et par le réalisme de ces personnages, beaucoup plus réaliste que des Spirou, Garfield, Asterix, etc...
A l'époque, il n'y avait ni album papier, ni internet, ni même de série réguliére comme maintenant. Je ne pouvais compté que sur la vidéothéque du coin et l'arrivée des VHS de Manga Vidéo: "Préparez-vous à vivre l'expérience MANGAAAAAAAAA !!!"
Manga par-ci, manga par-là, un vrai drogué !
Chaque semaine, j'avais besoin de ma dose: Tokyo Babylone, Eight Man, Kamui, Appleseed, Gunm, Akira, Noritaka, Cyber Weapon Z, Legend of Mother Sarah, Patlabor, Cyber City, Video Girl ai, Crying Freeman, Golgo 13, Urotsukidoji (le traumatisme de la tentacule... c'était interdit au moins de 18 ans... je crois ? ), je regardais tout...
Beaucoup d'entre eux étaient des chef-d’œuvre et la plupart plus bouleversants que les films à l'eau de rose de Disney, des dessins animés pour mec quoi !